CHATEAU D'ALBA
Alba la Romaine (Ardèche)



Situé en Ardèche et dominant le village d'Alba la Romaine, le château est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1939.

HISTORIQUE

Alba a d'abord été un site gaulois appelé "Alb" (hauteur, montagne) puis une une ville romaine "Alba Helviorum" (capitale de la province d'Helvie). Au Moyen-Age, Alba subit une modification de patronyme en "Aps" et, en 1903, redeviendra "Alba".
entrée du château
Epoque romaine :

Sous la paix romaine, du Ier au IIIème siècle, la ville, alors en pleine prospérité, s'étendait dans la plaine au Nord de la rivière Escoutay.

Au Vème siècle, l'insécurité consécutive aux invasions barbares contribue à accélerer la ruine de la cité ; l'évêque, qui siègeait jusqu'ici à Alba, s'installe à Viviers.

Moyen-Age :

Au XIè siècle, les évêques de Viviers construisent un donjon quadrangulaire, comparable à celui de Rochemaure ou de Mirabel, autour duquel la population se regroupe, formant le premier castrum.

En construisant ce château, les évêques voulaient défendre leurs terres car ils possèdaient 64 villae dans la ville "antique" avec des milliers d'esclaves, une villa étant l'équivalent d'un village. Ils avaient donc énormément d'hommes, de maisons, de terres à défendre.

Ce premier château est dit "château vieux" et se situe au Nord-Ouest.


Du Moyen-Age à la Révolution, différentes seigneuries se sont succédées, participant chacune à l'évolution du château :




entrée du château
La famille d'APS : à la fin de l'époque carolingienne, quand le pouvoir de l'église fut menacé, les évêques inféodèrent le château afin d'asseoir leur autorité et choisirent une première famille, la famille d'APS. Ce seront les premiers seigneurs du château, le seigneur d'APS étant nommé baron par les évêques. On ne sait que peu de choses de cette famille qui possédait cependant la seigneurie depuis le XIè siècle.

Un hommage de l'un de ses membres à Arnaud de Vogüe nous apprend qu'en 1250 Aps était une baronnie.

La famille des DEUX-CHIENS : elle règne à partir du milieu du XIIIème siècle. Elle avait pour armoiries parlantes deux chiens debout. Les Evêques de Viviers étaient tenus de faire cadeau à cette famille de deux chiens à chaque changement de baron, en retour d’hommage, ce que feront BERNON en 1244 et Aymar de GENÈVE EN 1262 et ces présents seront consignés par actes.



En 1267, Pons II des Deux-Chiens se rallie à la couronne de France. En 1281, il accorde une charte aux habitants d'Aps.

Ce dernier lègue la terre d’Aps à sa nièce Blonde des Deux-Chiens, épouse de Giraud Adhémar depuis 1272. Pons II des Deux-Chiens mourant sans héritier direct, le château passe donc aux Adhémar de Grignan.

La famille des ADHÉMAR de GRIGNAN : elle règne de 1284 à 1568 (ou 1558 selon les historiens). Pendant leur règne, entre le XIIIè et le XVè, le donjon devient château fort, toujours fondé sur le dyke volcanique. Au XVè, une extension est construite au-delà du dyke en lieu et place du futur château neuf. Les ADHÉMAR de GRIGNAN continuent l'oeuvre entreprise par les DEUX-CHIENS. Mais à la mort de Louis ADHÉMAR en 1568 (ou 1558), la prestigieuse famille s'éteint.

tour du levantLe château "neuf" verra se succéder :

La famille de la BAUME DE SUZE : elle règne de 1612 à 1668. La baronnie d'Aps revient à Georges de la BAUME DE SUZE en 1612. Le château neuf a été construit suite à une querelle de famille entre les descendants des ADHÉMAR de GRIGNAN et les de LA BAUME de SUZE. C'est finalement Louis XIII qui va trancher en faveur de Georges de LA BAUME de SUZE ; il le nomme comte en 1614, lui octroyant ainsi davantage de pouvoirs et de moyens financiers. C'est alors que commence la construction du château neuf en 1614.

En 1668, Louis François de la BAUME DE SUZE vend la seigneurie d'Aps à la famille de MONTAGUT, dernière famille propriétaire avant la Révolution.

La famille de MONTAGUT : elle règne de 1668 à 1793. Cette grande famille à ascendance royale (mariage de Timoléon-Joachim-Louis de MONTAGUT et de Laure-Anne de FITZ-JAMES en 1732) vit à Versailles et ne se préoccupe guère des affaires du château d'Aps.

C'est sous les MONTAGUT que le toit du château vieux va s'écrouler. Vont suivre la façade Sud et la façade Nord, beaucoup plus tard, au 20ème siècle.

La période révolutionnaire : en Ardèche, des mouvements de jacqueries précèdent de 10 ans la Révolution française. Ainsi en 1779, les habitants d'Aps refusent de s'acquitter de certaines redevances. Pourtant condamnés à payer, ils s'insurgent et pillent le château, brûlent livres et documents. Le mobilier, quant à lui, est vendu aux enchères.


Le 10 août 1785, deux cents personnes envahissent à nouveau le château, le saccagent, et maltraitent le juge seigneurial. Un procureur fiscal tentant d'échapper à la foule, perd la vie en voulant sauter par une fenêtre tandis qu'un autre, fuyant par la voie d'échappement située au fond de la cave, a la vie sauve.

En 1789, le château fut de nouveau pris d'assaut et toutes les archives restantes furent brûlées sur la place publique. Finalement entre 1792 et 1793, le château, confisqué, fut divisé en sept lots vendus aux enchères. Chaque famille achetant un lot devait avoir son entrée privée ; il y aura donc 7 entrées différentes, et les familles s'installent au château avec leur corps de métier : on trouvera ainsi l'élevage du vers à soie, des bâtiments de ferme, de basse-cour dans le parc... Elles vivront dans le château jusqu'en 1869.

Le dernier des MONTAGUT, Joachim Charles de MONTAGUT, devra émigrer en Allemagne du fait de cette vente. En 1803, il essaiera de revenir et de récupérer son bien ; il reviendra bien au château de Plauzat qui est le fief familial, mais ne pourra pas récupérer le château d'Aps.

façade Ouest L'époque contemporaine : le château est racheté en 1869 par un enfant du pays, le docteur GAILLARD, qui entreprendra sa restauration. Après la mort du docteur GAILLARD, en 1904, sans descendance, sa soeur hérite. Elle est mariée avec monsieur SAUVADON. Ils auront un fils, Joseph qui mourra foudroyé en 1913.

La soeur du docteur GAILLARD qui en a hérité veut se débarasser du château et, à partir de 1914, commencera une succession de familles jusqu'au docteur FRIMAT. Ces familles ne restaureront pas le château mais l'utiliseront pour leur usage personnel.

1914 : la famille DI TORO, une famille d'origine chilienne, résidant à Paris pour affaires entend dire par le précepteur des enfants qu'il y aurait un château à vendre en Ardèche près du Teil. Ayant peur que Paris soit bombardé par les Allemands ils l'achètent en 1914 et le revendent en 1918 une fois la guerre finie.


1918 : famille DUPUY. C'est une de leurs amies a peint les fresques de "la salle des fresques" . Ayant reçu une proposition d'achat du château monsieur DUPUY se trompe dans le nombre de zéros pensant qu'il s'agit de francs or d'avant 1914 et vend le château pour une bouchée de pain en 1948.


façade Est1948 : le château est vendu à la famille BRAUN qui fit beaucoup pour le village d'Alba.

C’est ensuite Monsieur MICHON qui rachète le château, l’on se souvient encore des grandes tombolas et spectacles qu’il organisait au Parget (le parc extérieur du château).

Finalement, le château est à nouveau vendu aux enchères et c'est maître BOUVIER, avocat (tout comme le fils de monsieur DUPUY, avocat à la cour d'appel de Paris et qui a représenté la famille après son père) qui rachète le château en 1972 mais ne le gardera que deux ans.

Il avait des projets pour le château mais en allant plaider pour son travail dans les Cévennes il meurt dans un accident de voiture. Sa femme revend le château.

Le docteur Magdeleine FRIMAT l'achète en 1974.


intérieur du château vieux
 
intérieur du château vieux : cheminée





ARCHITECTURE

Même s’il affiche des allures de robuste fort, - son premier donjon est du XIè siècle - le château fut transformé au XVIIè siècle. Anciennes portes, échauguettes et tours ont gardé le souvenir des remparts médiévaux. Avec sa silhouette de grosse bastide méridionale, il domine le village du haut de ses cinq étages. Il cumule à l'époque les fonctions militaire, de prestige et de résidence, au-dessus de ses remparts dominant les rives de l'Escoutay et le bourg.

échauguette du château vieux
Le château est construit à la croisée de deux massifs, calcaire et volcanique, sur un dyke volcanique rattaché au massif du Coiron. La moitié des pierres ayant servi à sa construction est calcaire, l'autre moitié est volcanique.

Comment est utilisée cette pierre volcanique ? L'érosion du massif volcanique du Coiron donne une pierre basaltique qui va être galetée dans la rivière ; c'est ce galet volcanique qui est utilisé pour la construction.

Le château est équipé de deux puits qui communiquent et d'une citerne d'eau sur la terrasse du rez-de-chaussée. Ces puits sont alimentés par la nappe phréatique. On pense qu'il y a encore une citerne d'eau dans la cour, une devant le château et une au fond du parc de la façade du 11ème.

Le château comprend deux parcs : le premier qui est le jardin intérieur, le second à l'extérieur du château neuf qui s'étend jusqu'à la rivière, nommé le parc du Parget.

Quelques éléments concernant le château vieux :

Le premier château est entièrement construit sur le dyke alors que le château neuf en déborde allègrement puisqu'au 17ème siècle, du fait de méthodes de construction plus élaborées, on pouvait se permettre de dépasser le soubassement rocheux. Sa façade est orientée au Nord. Subsistent des fenêtres à meneaux et à larmier.


Dans l'angle Nord-Ouest, existait une tour nommée tour de Bise qui était défendue par des mâchicoulis ; sur une gravure de 1893, on voit une faille apparaître ; en 1896, tout le pan de mur autour de la faille s'écartant, les autorités obligeront le docteur GAILLARD à la démonter. Sur la façade du 11ème subsiste un morceau du chemin de ronde. Le docteur Gaillard a prolongé le chemin de ronde sur sa façade en trompe l'oeil en le faisant aller jusqu'à l'échauguette.

On remarque aussi une cheminée du 15ème avec son linteau, identique à celui qui est dans la salle des fresques. Le mur d'enceinte du 11ème est encore visible par endroits, en particulier au niveau de la cour intérieure près de la façade 11ème. Autant le château neuf est voûté, autant ici il y avait des planchers. Le château vieux subira des agrandissements essentiellement entre le 13ème et le 15ème siècle, mais deux fenêtres seront rajoutées au 16ème. Au moment de la destruction de la tour, elles seront mûrées afin de consolider la partie restante.





INTERIEURS

Au rez-de-chaussée :
Deux sortes de fenêtres sont visibles : celles en noyer à petits croisillons , qui existaient du temps du docteur GAILLARD et celles avec des carreaux plus grands, en chêne, refaites par le docteur FRIMAT.

Grande cuisine médiévale du XVè
: le plafond comporte une voûte d'arête. La grande cheminée composée d'un seul arc fut utilisée sur toute sa longueur avant l'usage du potager. Les bars (pierres en basalte) autour de la cheminée datent du XVè mais le reste de la salle a été recouvert de béton bouchardé dans les années 20.


salle des fresques, cheminée et blason
 
cheminée de la cuisine


Salle des fresques (XVè) : c'est l'ancienne bibliothèque, jouxtée par l'oratoire. La bibliothèque était l'une des mieux achalandée de toute la région, mais les livres ont été brûlés sur la place publique à la Révolution. Du XVème, il reste les voûtes d'arête, les pieds droits en calcaire de la cheminée, le linteau en noyer et un petit linteau en accolade. L'entrée du partage révolutionnaire qui donnait dans cette pièce a été rebouchée par le docteur Gaillard. Les murs sont entièrement décorés de fresques d'inspiration médiévale que l'on doit à une amie de la famille DUPUY, mademoiselle Graciot qui les a réalisées en 1934. Chaque visage doit représenter un membre de la famille Dupuy. Ces fresques sont conservées avec l'accord des Monuments Historiques (en France, on garde toutes les étapes de la vie d'un château sans essayer forcément de remonter aux origines).


fresques


Au-dessus de la cheminée se trouvait un blason de la famille de la BAUME DE SUZE qui a été déplacé pour découvrir un médaillon en stuc représentant Louis XVI.

Salon vert
: il fut aménagé par le Docteur GAILLARD à la fin du XIXème siècle en partageant la cuisine médiévale en deux. Il en garde les voûtes mais il les retravaille et fait réaliser un parquet composé de deux essences de bois, du poirier et du noyer. Cheminée en serpentine (marbre).
cheminée du salon vert
Oratoire
: il n'est pas considéré comme une chapelle car il n'a pas été consacré. Il se trouve dans la tour du marin (18 mètres de haut), au Sud. On devrait avoir une pièce ronde, or elle ne l'est pas. On suppose qu'il y a peut être, pris dans le mur droit, la "chèvre d'or" qui serait un trésor caché dans Alba.

Escalier droit Renaissance de 1614 réalisé en pierre calcaire de Lussas, cette même pierre calcaire de Lussas ayant servi pour faire les encadrements des portes palières en 1882-1883 du temps du docteur Gaillard.

Au premier étage :
Chambre Marie-Antoinette : plancher en point de Hongrie.

Chambre du roi : dont le sol est recouvert de mosaïque à fleurs de lys.

Tour du Levant (30 mètres de haut ; les 12 mètres de différence avec la tour du Marin représentent la hauteur du dyke) : on remarque dans l'ancienne salle de bains du docteur Gaillard, un fort relief en pierres qui est la copie originale des armoiries qu'il y avait sur la porte d'entrée en pierre calcaire de Cruas et qui sont celles des LA BAUME de SUZE. Ces armoiries sont maintenant remplacées par celles des Montagut. L’on suppose que les armoiries des Montagut ont été enlevées à la Révolution (car absentes sur une photo de 1904) et que l’une des familles venant après le Docteur Gaillard les auraient replacées. Ce point fait l’objet de recherches.


détail du parquet  
Armoiries de la famille de la Baume de Suze surmontées de la couronne comtale : à droite, celles d'une famille dauphinoise, les Maugiron, Georges de la Baume de Suze ayant épousé Jeanne de Maugiron ; à gauche : le quart supérieur gauche correspond aux armoiries de son père, François de la Baume de Suze ; le quart inférieur gauche, aux armoiries de sa mère, Françoise de Lévis de Ventadour.



salle de danse

Salle à manger : le sol est recouvert de belles mosaïques.

Galerie du premier étage : elle possède toujours les tomettes de la Renaissance.

Salle de danse . C'est la plus belle pièce du château au premier étage. Son aménagement dans le style néogothique est dû au docteur Gaillard. Belle cheminée en marbre de Carrare. La réalisation du plancher est confiée à Henri Audouard, artisan d'Aps. Il est composé de cinq bois : ébène, chêne, noyer, érable et sycomore. 0n peut y découvrir les armoiries de la famille des ADHÉMAR, des LA BAUME DE SUZE et des MONTAGUT

Chambre de l'évêque, située dans la tour du Marin. Au-dessus de la cheminée, se trouvent les armoiries des DEUX-CHIENS.






RESTAURATION

porte de la galerie en calcaire de Lussas
La restauration est menée avec l'aide des Monuments Historiques, le château étant inscrit à l'Inventaire Supplémentaire depuis 1939.

Le docteur GAILLARD ayant racheté le château en 1869 mettra onze ans à racheter les lots révolutionnaires. En 1880, il est enfin seul maître à bord. La façade Sud étant écroulée, il s'inspire de la façade Renaissance Sud du château neuf et va volontairement créer un trompe l'oeil afin de faire l'unité entre les deux châteaux.

Il aménage toutes les salles du premier étage et, au rez-de-chaussée, crée sa salle à manger (le "salon vert") en coupant la cuisine en deux. Il refait également le toit du château neuf. En 1896, la tour primitive septentrionale, en mauvais état, est démontée. Il décède en 1904, sans descendance.

Plusieurs propriétaires se succédèrent jusqu'en mars 1974, date à laquelle le docteur Magdeleine FRIMAT, qui exerçait à Lyon, achète le château sur un coup de coeur. Elle prend en charge d'importants travaux de restauration : la toiture est refaite en 1976, suivie de la remise en état à l'identique de toutes les salles de la visite (rez-de-chaussée et premier étage). Elle aménage le deuxième étage (qui sert maintenant à loger les musiciens au moment des concerts), elle refait la moitié des fenêtres ; elle met l'eau, l'électricité et avec l'accord du Maire l'ouvre au public.

2010 est une période de réflexion concernant les restaurations à entreprendre au château, en particulier le grand projet de reconstruction du mur Nord et de la toiture du château vieux.




OUVERTURE AU PUBLIC

En 1976, en même temps que l'ouverture au public, le docteur FRIMAT lançait sa première exposition et ses premiers concerts. Elle aimait elle-même énormément la musique et les arts plastiques. Elle jouait très bien du piano, chantait, dessinait et gravait. Lors de sa dernière exposition, l'un des artistes qui exposait, Paul REGNY, grand peintre de l'école lyonnaise (sociétaire du Salon du Sud-Est à Lyon, et époux d'Andrée LECOULTRE également grande peintre de l'école lyonnaise décédée depuis une quinzaine d'années), a proposé à sa fille, Madame HOLZAPFEL d'être son conseiller artistique pour les expositions après le décès de sa mère. Il occupe cette fonction depuis lors.

Après le décès de madame FRIMAT, sa fille aidée de son fils ont, en juillet 1995, relancé les concerts et les expositions de peinture. Avec Paul REGNY, ils ont donné un nom à l'exposition d'été : "donner à voir". La saison musicale fut appelée "une saison au château". Trois expositions d'art contemporain par an sont organisées de même qu'un festival de musique de chambre. Le château accueille également des spectacles et séminaires. Des visites du château mettant l'accent sur des rencontres personnalisées afin de favoriser les échanges ont lieu de Pâques à la Toussaint.

carrelage mosaïque de la salle à manger   carrelage mosaïque de la salle à manger

Concerts, expositions d'art contemporain.

VISITES : du 18 mars au 28 mai 2017: du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h
du 29 mai au 24 juin 2017 : week-end et jours feriés de 14h à 18h
du 25 juin au 17 septembre 2017 : du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30
du 20 septembre au 1er novembre 2017 : du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

Visites guidées sur rendez-vous de septembre à juin tous les jours à11 h et 15 h en juillet-août





CONTACT

Château d'Alba
Place du Château
07400 Alba-la-romaine
tél : 04 75 52 42 90 - 04 75 52 40 97
fax : 04 75 52 42 50

site internet
e-mail

 
château dominant le village

Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies auprès des propriétaires.

 


Plan de situation :