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Monsieur de la SELLE
a acquis le château de la Chabroulie dans le cadre d'un partage
en 1997. Aidé de
son
épouse, il a immédiatement transformé les
chambres existantes en chambres d'hôtes. Madame de la Selle
s'occupe à plein
temps de cette activité. Le château, ainsi transformé,
offre quatre chambres chacune avec salle de bains et toilettes
privatives.
HISTORIQUE

Construit sur ce site depuis
plus de 400 ans (Monsieur de la Selle possède des actes
de transmission de la demeure de la Chabroulie datant de 1630),
le château de la Chabroulie dépendait des évêchés
du Limousin.
A la révolution, la résidence des évêques
du Limousin qui était à Isle a été démolie,
la Chabroulie a été vendue et rachetée par
les aïeux de monsieur de la Selle en 1830 ; le château
fut alors reconstruit, modifié,
adapté au
fil des âges en fonction des besoins et terminé en
1892.
La dernière modification de sa structure date de 1872.
L'implantation
au
sol actuelle, dans
ses dimensions, correspond au site qui existait il y a 300 ans.
La famille a pour devise : "Stirps nobilis,
non deficit", ce qui signifie : les vieilles souches ne faillissent
pas.
Source le siècle d'or des châteaux, Haute-Vienne,
1800-1914 par Philippe Grandcoing (extrait) : ""Chez
certains individus joue sans doute la volonté de
s'aggréger à la
noblesse, parachevant ainsi une évolution que la Révolution
avait temporairement brisée ou traduisant leur adhésion
au principe du légitimisme. La famille LESTERPT DE BEAUVAIS,
propriétaire à la fin du siècle
du château
de la Chabroulie, en
est un bon exemple. Lors de la Révolution, l'avocat LESTERPT
DE BEAUVAIS, député de la Convention, avait voté la
mort du roi et était lui-même monté sur l'échafaud
car il était partisan des Girondins. Ses descendants s'engagèrent
au contraire au service des Bourbon, notamment dans la carrière
des armes sous la Restauration. Parachevant cette agrégation à la
noblesse, en 1878, Henri LESTERPT DE BEAUVAIS obtint du pape le
titre de comte romain.
A la Chabroulie, Charles LESTERPT DE BEAUVAIS, avait sous la monarchie
de juillet, rassemblé tableaux et livres anciens, signe
de sa volonté d'aggrégation à la noblesse
en pratiquant l'excellence culturelle. Sur les murs du salon étaient
visibles 10 tableaux dont 4 portraits allégoriques peints
par Nattier, 8 aquarelles et 18 gravures. L'aménagement
de la bibliothèque du château est également
significative : on est en effet là en présence d'un
rare cas de châtelain bibliophile
rencontré dans le département.
En 1849, la bibliothèque
de la Chabroulie compte plus de 2500 volumes catalogués.
Parmi ceux-ci figurent de nombreux ouvrages historiques portant
sur les 17 et 18ème siècles, les grands classiques
de la littérature antique mais également des ouvrages
récents tels
l'histoire des Girondins de Lamartine, l'histoire du Consulat et
de l'Empire de Thiers ou les romans de Walter Scott. Cet ancien
officier appréciait également les récits de
voyages mais aussi l'histoire et l'archéologie antique.
En témoigne la présence des "antiquités
d'Herculanum" de Mareschal et illustrées par David
estimées par le notaire 120 francs soit une somme importante
pour l'époque. La bibliothèque installée
au premier étage du château est aussi une pièce
aménagée pour recevoir.
Son mobilier comprend deux
fauteuils, cinq chaises et surtout un billard. Aux murs sont visibles
d'autres tableaux dont "la mort de Cléopâtre" attribuée
au peintre italien du 17ème Guido Reni et un portrait signé de
van Loo.
Dans la première moitié du siècle, les chambres
de domestiques sous les combles sont extrêmement rares. On
rencontre ce dispositif pour l'essentiel dans des demeures appartenant à la
strate supérieure des châtelains. Ainsi, à la
Chabroulie, propriété du colonel LESTERPT DE BEAUVAIS,
le second étage est entièrement réservé,
en 1849, au logement des domestiques. Peu à peu, cette disposition
tendit toutefois à devenir la règle. ""
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LE PARC
Le parc paysager d'une superficie de 70 hectares a été dessiné en
1861 par Choulot qui a dessiné plus de 300 parcs en France
et en Europe.
Source : Polia - Revue de l'art des jardins n° 1:
""l'effacement progressif du projet d'origine (de plantation
du parc) se constate pour le parc de la Chabroulie. Non régénéré,
il s'est défait petit à petit. La Chabroulie offre
aujourd'hui l'image d'un paysage vernaculaire plutôt que
celle d'un parc paysager. Le projet paysager s'est fait sur des
implantations beaucoup plus
anciennes, le parcellaire ayant été restructuré.
Les ressources en eau ont été soigneusement réutilisées
: ainsi, à la Chabroulie,
le canal rectangulaire situé devant l'ancienne maison de
maître
a été modifié dans son contour pour des formes
plus naturelles. Le plan d'exécution a été conservé.
On y trouve le nom des arbres
à planter, principalement des épicéas et des
'arbres mêlés', marroniers,
tilleuls, sycomores, platanes et acacias selon la légende
accompagnant le plan. Ce document porte, en marge, l'inscription "Laurent
jardinier
à Limoges" ce qui pourrait signifier qu'André Laurent était
l'exécutant
du projet. Ce dernier fut un créateur de parcs très
actif autour de Limoges. Il s'était formé à la
maison André Leroy d'Angers,
établissment horticole de renom qui fournissait Choulot.""
RESTAURATION
Des travaux de réaménagement ont été nécessaires
pour installer le confort dans chacune des chambres. La cuisine
qui se trouvait au sous-sol a été réinstallée
au rez-de-chaussée.
Il a fallu refaire l'électricité, installer le chauffage
pour remplacer le chauffage au charbon, refaire toutes les peintures
intérieures. Par contre, il n'y a pas eu de travaux
de gros oeuvre.
OUVERTURE AU PUBLIC
Ouvert toute l'année, le château de la Chabroulie met
à votre disposition ses quatre chambres d'hôtes.
Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies
auprès des propriétaires. |
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