CHATEAU DAUPHIN
PONTGIBAUD (Puy-de-Dôme)



donjon carré et donjon rond accoléLe château est classé Monument Historique (extérieurs -y compris les communs- et intérieurs) de même que le jardin potager. Il est construit en pierres de Pontgibaud à l'exception des réparations faites au 19ème siècle en pierres de Volvic, la carrière de Pontgibaud n'étant plus en exploitation à l'époque. Son parc boisé fait à peu près 45 hectares de bois plus quelques hectares de terres de culture ou de prairie. Il en comptait 3.000 au 18ème siècle.

Monsieur de GERMINY en est l'actuel propriétaire. Son oncle du côté maternel, Lionel de PONTGIBAUD, étant décédé en 1962 sans postérité, le château est revenu à sa mère, Renée de PONTGIBAUD, qui lui a accordé comme héritage. Depuis cette date monsieur et madame de GERMINY venaient périodiquement y passer des vacances d'été et parfois des week-ends pour surveiller les travaux ; ils s'y sont installés définitivement en 1994.

Le château a été transmis par famille, depuis l'origine jusqu'en 1756. On retrouve les princes de Lorraine qui avaient succédé aux LAYON DU LUDE, aux ROQUELAURE et aux LAFAYETTE. Le château est ensuite passé dans la famille des MORé de PONTGIBAUD, famille de monsieur de GERMINY, sans discontinuité jusqu'à ce jour. L'un des membres de cette famille, mousquetaire de Louis XV, a acheté le domaine de Pontgibaud en 1756 (il fut fait comte de Pontgibaud, devenant ainsi de MORé de PONTGIBAUD) ; il est l'ancêtre direct de la mère de monsieur de Germiny.





HISTORIQUE :

La construction de Château Dauphin remonte à l'origine de Pontgibaud. Pontgibaud est un village qui fut créé à l'occasion de la construction, au 6ème siècle, d'un premier pont par un comte mérovingien qui s'appelait Sygisvald, ce qui donna "pont Sygisvaldie" et ensuite Pontgibaud. Ce passage était un lieu fréquenté par les populations qui descendaient du Limousin vers les pays du Sud. Le château fut fortifié à la fin du 12ème siècle par un comte qu'on appelait le comte DAUPHIN en raison de l'emblème qu'il avait choisi pour mettre sur ses armes et sur ses vêtements. C'est lui qui a édifié le tour des gardespremier élément de forteresse, le donjon, qui date d'environ 1190 pour défendre ce pont qui était un pont à péage.

L'histoire est ensuite assez mouvementée puisqu'à l'époque l'Auvergne dépendait de l'Aquitaine, donc rattachée au Roi d'Angleterre, Henri II ; de son côté Philippe AUGUSTE, Roi de France, essayait de récupérer son royaume dont une grande partie était sous domination ennemie. Il attaqua donc le château Dauphin à la fin du 12ème et le reprit pour qu'il revienne à la France. Quelques années après, la Régente, Blanche de CASTILLE, rendit la forteresse à son propriétaire contre la promesse qu'il n'y mettrait plus d'ennemis du Royaume. Il y eut ensuite la Guerre de Cent Ans qui apporta de nouveaux troubles ; les soldats anglais traversaient le pays, pillaient, incendiaient, ce qui nécessita des interventions militaires. Suivirent les guerres de religion, la Ligue ; le château fut de nouveau attaqué et pris par le capitaine MERLE, capitaine huguenot, courageux et féroce qui enfermait les gardes ennemis dans leurs propres oubliettes.

On retrouve encore, au moment de la Ligue, une attaque du château par le marquis de CADIGNAC, un protestant, qui fut repoussé par les forces militaires du château. Sous Louis XIII, la famille de ROQUELAURE a succédé par mariage aux LA FAYETTE ; trouvant le château tour située à l'arrière du château vers le pigeonniersévère, peu confortable, ils construisirent un autre château, appelé ensuite le château Louis XIII, qui s'appuyait sur la façade du donjon carré et qui allait jusqu'au jardin potager. C'est ce château qui a été habité jusqu'à la fin du 19ème siècle, car il était beaucoup plus clair, beaucoup plus facile à vivre et la forteresse ancienne fut abandonnée.

Au début le château pouvait accueillir dans sa basse-cour la population de Pontgibaud, placée ainsi sous la protection de la garde du château. Mais du temps du maréchal de LA FAYETTE, pendant la Guerre de Cent Ans, celui-ci a jugé utile de compléter cette forteresse et de faire une autre muraille autour de la ville ; ayant obtenu l'autorisation du Roi Charles VII de renforcer la défense de Pontgibaud, il fit construire une deuxième enceinte fortifée percée de trois portes pour entourer la ville. Cette construction militaire date de 1447. Il n'en reste plus qu'une porte aujourd'hui.





ARCHITECTURE :

Les archives de la ville et du château qui étaient très riches (on les appelait le trésor de Pontgibaud) ont malheureusement, malgré le tri soigneux de ces documents par le dernier archiviste, été brûlées en 1793 si bien que l'on n'a plus aucun document sur le passé de Pontgibaud, de la ville et du château.

porte et escalier à vis se trouvant dans l'entréeLe donjon carré et le donjon rond qui y est accolé constituaient l'habitation seigneuriale. Il n'y avait pas de douves. C'était le principe de la motte féodale en terre plein, entouré de murs talutés qui dominaient les plate-formes autour. C'est la partie la plus ancienne, complétée au 15ème siècle et renforcée par le maréchal de LA FAYETTE, successeur par mariage du comte DAUPHIN. Le donjon rond, accolé au donjon carré, était indépendant ; on pouvait y circuler verticalement sans passer par le donjon carré ce qui permettait, en cas d'attaque de s'y réfugier et d'avoir en dessous une réserve de vivres à l'abri des voleurs et des assaillants. On pouvait ainsi tenir un siège un certain temps dans cette tour qui comporte, au sommet, la guette qui permettait de voir l'ennemi arriver de loin et qui dominait toute la vallée de la Sioule. Dans le donjon rond se trouve une chambre des oubliettes.
cour intérieure
Le donjon carré se compose de deux corps d'habitation sur trois étages le tout s'harmonisant autour d'une cour intérieure. La porte d'entrée donnant sur la cour intérieure était équipée d'un assommoir. A l'origine, cette cour était à ciel ouvert, avec un caniveau central qui permettait de recueillir l'eau de pluie dans une citerne. Elle devait être assez sévère et un peu sombre, construite en pierres grises. Au 19ème siècle on eut l'idée de la rénover et de la couvrir avec une verrière sur charpente métallique pour la protéger des intempéries ; le but principal était de faciliter la vie à l'intérieur du donjon et également de desservir les étages par des balcons pour rendre indépendantes les chambres qui autrefois communiquaient par enfilades, par l'intérieur, desservies par deux escaliers, un petit escalier d'un côté, un grand escalier aux armes des LAFAYETTE de l'autre. Autre élément datant de la restauration : les peintures claires sur les parois qui donnent de la lumière à cette cour rythmée par les balcons qui coupent un peu sa hauteur et les peintures qui reprennent les emblèmes liés à l'histoire du château.



On y retrouve comme élément de décoration le dauphin qui rappelle le bâtisseur du château au 12ème siècle, les armes de Jeanne d'Arc (l'épée et la couronne) en souvenir du maréchal de la FAYETTE qui était son compagnon d'armes, la fleur de lys qui évoque l'autorisation royale de renforcer la défense du château et du pont sur la Sioule, et l'hermine et le coquillage qui sont des armoiries de la famille des MORé de PONTGIBAUD et d'autres familles alliées.



Basse fosse du donjon : c'est la pièce la plus profonde du donjon rond qui domine le donjon carré et qui est la plus massive (3,95 mètres d'épaisseur de murs). La porte n'existait pas autrefois ; on ne pouvait y pénétrer que par le trou d'homme qui est au sommet à 7 mètres de hauteur à l'aide d'une échelle de corde ou d'un système de poulies. On y conservait des victuailles pour tenir un siège assez longtemps. Cette basse fosse pouvait aussi servir de prison. Au-dessus, il y avait des étages de chambres, une salle de garde et tout en haut la guette. Un escalier est aménagé dans l'épaisseur du mur montant dans les étages du donjon rond jusqu'à la guette.
gravure représentant le château en 1272
Sous le rez de chaussée se trouvent trois niveaux de caves tous indépendants, toujours dans l'esprit de la construction militaire (si quelqu'un pénétrait dans un niveau, il ne pouvait pas atteindre les autres, donc pas pénétrer à l'intérieur de la forteresse).

Le donjon est entouré de 6 tours. D'après une gravure ancienne sur laquelle on peut lire "Chastel de Pont-Gibaud en 1272", il y aurait eu une 7ème tour devant le jardin, entre la tour de Garde et la tour du Chevalier, tour principale qui servait d'habitation au capitaine des gardes et qui commandait le système de défense. Cette tour possède une petite tour annexe qui se trouve dans l'angle du quadrilatère des tours qui permettait, par des meurtrières, de battre les flancs de la forteresse à l'extérieur. Une porte, maintenant murée, servait de sortie sur le chemin de ronde qui surplombait les remparts et allait d'une tour à l'autre, et permettait au garde de faire le tour des fortifications.

Trois tours se trouvent en alignement : la tour de Garde, la tour de la Cloche et la tour Séraphique. On trouve également une petite tour à gauche de la poterne, une derrière près de la ferme et une autre que l'on voit en arrivant et qui se trouve en haut de l'allée du château. Un ancien rempart allait d'une tour à l'autre et fermait complètement la basse-cour. On trouvait dans cette basse-cour, la garnison, la ferme, les jardiniers, tout le personnel, des bâtiments en bois qui ont tour et portes d'accès vers le parc extérieurdisparu, tout ceci constituant un ensemble qui permettait de vivre avec une certaine autonomie.

L'église de Pontgibaud servait de chapelle seigneuriale. Elle n'est devenue paroisse qu'après le Concordat. La paroisse, primitivement, se trouvait à St Pierre le Chastel, petite église construite sur une butte sur la route de Rochefort Montagne et qui dépendait de l'abbaye bénédictine de Mozac, abbaye alors extrêmement puissante. Dans le donjon se trouve seulement un petit oratoire.

armoiries des Moré de PontgibaudLes murs, plus fins, en forme de rempart sont une construction plus récente qui sert de clôture au parc boisé qui se trouve à l'arrière du château. Les dénivelés de terrains (l'ensemble étant construit sur une coulée de lave, la coulée de lave du Puy de Côme) sont donc protégés par ces murs construits probablement avec des pierres de récupération de l'ancien rempart. On retrouve au-dessus d'une porte dans ces remparts les armoiries 19ème de la famille de MORé DE PONTGIBAUD.





INTERIEURS :

peintures ornant le dessus de la cheminée du salon

Salon du rez-de-chaussée
: les peintures ont été refaites au moment de la réfection du château à la fin du 19ème siècle par un peintre italien et un peintre de Pontgibaud ; l'important ajout de cette époque furent les boiseries en chêne avec le décor médiéval plis de serviette que l'on retrouve dans tout le château et sur toutes les portes.

Salle à manger
: le décor de boiseries est très important sur les murs, dans ll'embrasure des fenêtres, avec un chêne de très belle qualité qui n'a pas bougé du tout.



La bibliothèque : située dans la façade arrière du château. Les voûtes ont été conservées et le plafond a été repeint à l'identique du salon.

armoiries des familles MORé de PONTGIBAUD et ROUSSY DESALLE

Chambre d'honneur
: c'était celle de César III de PONTGIBAUD et de son épouse. On y retrouve des boiseries et des tissus muraux qui viennent des fabriques de Riom.


Chapelle : décorée par le peintre italien MAIOLI qui a décoré le salon et la bibliothèque.





RESTAURATION :

intérieur de la chapelleA la fin du 19ème siècle, entre 1886 et 1891, César de PONTGIBAUD, grand oncle de monsieur de GERMINY, a entrepris la restauration du donjon ancien. Celle-ci fut confiée à un architecte de Moulins qui était de l'école de Viollet-le-Duc à qui une double question fut posée : pouvait-on rendre habitable cette forteresse abandonnée depuis l'époque Louis XIII ? et fallait-il supprimer le bâtiment Louis XIII qui cachait la façade du château ancien ?. Il répondit affirmativement aux deux questions. Les travaux commencèrent en 1886.

L'ancienne forteresse fut tout d'abord restaurée (ce fut un tour de force d'arriver à en faire quelque chose d'habitable à une époque beaucoup plus moderne). Une fois l'opération terminée, César et Pauline MORé de PONTGIBAUD, Pauline étant ROUSSY de SALLE, ont hésité à démolir le bâtiment Louis XIII dans lequel ils avaient habité depuis leur mariage. Mais celui-ci ayant été très abîmé pendant la Révolution, pillé, un gros orage ayant démoli la toiture à la fin du 19ème siècle, ils décidèrent de le supprimer et de redonner à la façade du donjon son aspect primitif. Cela nécessita de recréer un accès à l'entrée du donjon puisque l'entrée était au-dessus du sol comme c'était l'habitude pour les forteresses médiévales (il y avait autrefois pont-levis, herse... qui avaient disparu depuis la construction du bâtiment Louis XIII). On a donc rajouté des perrons et un escalier avec des pierres de lave du Puy de Côme pour accéder à ce niveau d'entrée (6 mètres de hauteur) ; il est toujours en usage de nos jours.


vue sur le pigeonnier
La restauration du 19ème a été faite de façon tout à fait moderne (le château avait l'électricité grâce à une turbine sur la Sioule, et alimentait gratuitement le village qui fut l'un des premiers villages de France à avoir l'éclairage public à l'électricité). Mais ce qui était très moderne en 1900 ne l'était plus cent ans après. Une deuxième étape de rénovation a donc dû être entreprise pour en faciliter l'habitation, le mettre un peu au jour de la vie moderne : il y avait un poste d'eau courante à chaque étage mais l'eau chaude fut ajoutée, des salles d'eau aménagées. Priorité fut cependant donnée à la sécurité et à la protection du bâtiment.



Un pigeonnier, classé, datant du milieu du 19ème se trouve à gauche de la tour de la ferme. Il est construit avec de la pierre de lave. Le pavillon central en a été restauré ; il reste les deux ailes à restaurer.





LE JARDIN POTAGER :

C'est un élément assez curieux et intéressant, caractérisé par :

- l'appareil de pierres qui le constitue, extrêmement imposant, très puissant ;
- et la clôture, le mur taluté qui se trouve sous la basse-cour, les divisions en carrés avec les allées surélevées.

jardin et grand jet d'eau Les archives ayant été brûlées à la Révolution, il n'existe pas de témoignage écrit sur cette partie du château, ni sur l'ensemble de la forteresse. Cependant, Michel de MONTAIGNE revenant de son voyage d'Italie en 1581, était venu rendre visite à son amie madame de la FAYETTE, comtesse de PONTGIBAUD, née Jeanne de VIENNE. Dans un récit relatant ce moment là, il décrit son passage et le jardin qui était un jardin potager avec ses carrés de cultures enfoncés de plusieurs pieds et les allées surélevées par rapport aux carrés de culture.

C'est l'aspect qu'il a conservé de nos jours et que monsieur et madame de GERMINY maintiennent ; sa structure de pierres en a figé le dessein ce qui explique pourquoi il a sensiblement le même aspect qu'à l'époque.

L'ensemble du jardin potager qui fait presque un hectare est en pente descendante vers la vallée de la Sioule et comporte plusieurs niveaux. Tout en haut, le jardin d'agrément qui est en belvédère au-dessus du potager ; puis en dessous, les potagers hauts (ceux qui sont au niveau des allées) et les potagers bas (ceux qui sont en creux et situés sous le niveau des allées).

potager
On peut remarquer des carrés de profondeurs différentes. Les fouilles ont montré qu'ils avaient été faits volontairement ; les jardins du Roi à Versailles datant d'environ 100 ans après celui-ci, sont conçus sur le même principe : le carré le plus profond est le plus chaud car les murs en pierre de lave, donc assez sombres, recueillent beaucoup de chaleur (cela fait des accumulateurs de chaleur). Le carré le moins profond est le moins chaud.

Dans le jardin, on trouve des mur construits selon le système d'appareillage aligné (stratifications régulières de pierres) et d'autres avec un appareil cyclopéen avec des gros blocs et des petites pierres, plus irréguliers. La restauration de ce jardin a été entreprise avec le concours des Monuments Historiques, le concours de l'Etat, du Département et de la région depuis 1995.


Le travail n'est pas terminé ; il a fallu restaurer les murs ce qui est un gros travail de maçonnerie et refaire des nivellements sur la partie potager, des plantations de buis, d'arbres fruitiers. Un petit jardin d'agrément est situé un peu à part : les propriétaires y ont aménagé des murs d'ifs pour remplacer les murs de pierre disparus et ont planté des rosiers grimpants sur le mur de soutainement de la basse-cour ; des caisses d'orangers contenant des houx ne craignant pas le gel, l'agrémentent toute l'année. Ces caisses sont des copies de celles du château de Versailles créées par une entreprise ayant l'exclusivité de la reproduction de ces modèles. La tempête de 1999 a saccagé une partie du jardin qui était boisée comme le parc. Les propriétaires ont fait repartir quelques sites naturels qui n'avaient pas été touchés, et ont fait quelques tour des gardesplantations de jeunes pousses pour réaliser à l'arrière du château un jardin à l'anglaise, très libre, avec des allées qui tournent, des plantations irrégulières, des petites terrasses avec des emmarchements où l'on a mis des bruyères, des rhododendrons, des rosiers... le tout faisant un jardin assez reposant qui constraste avec le jardin à la Française très géométrique.

Les jets d'eau se trouvant dans les potagers ont été ajoutés au 18ème siècle. Ils sont alimentés par une source qui se trouve à quelques kilomètres de Pontgibaud, sur le village de Chaucelles, et qui alimentait également la ferme, le bâtiment d'habitation et même l'école qui est au pied du château. Les trop pleins des jets d'eau alimentent les petits bacs en pierres qui sont dans les carrés en creux ce qui permet d'avoir de l'eau d'arrosage à température ambiante car l'eau de source est très froide et ne peut être utilisée directement.





gargouille
OUVERTURE AU PUBLIC
:

Visites guidées du 1er juillet au 31 août, de 14 h à 19 h tous les jours, sauf le lundi.
Hors saison de Pâques à la Toussaint, dimanches et jours fériés, de 14 h à 18 h.
Sur rendez-vous toute l'année pour les groupes.
Visite aux lumières le mercredi à 21 h 30 du 1er juillet au 31 août.

CONTACT :
Monsieur de GERMINY, Château Dauphin - 63230 Pontgibaud
Tél : 04 73 88 73 39 - Fax 04 73 88 56 65
site internet
mail : chateau-dauphin.pontgibaud@wanadoo.fr



Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies auprès des propriétaires.



Plan de situation :