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HISTORIQUE
Les ruines, les façades et les toitures du château furent
inscrites à
l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en
1983,
à la demande de la famille SYREY DU BUC DE FERRET, prédécesseurs
de monsieur Jean-Pierre BERNARD, qui en est devenu propriétaire
en 2.000.
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Blason
des COMBORN que l'on retrouve sur la clé de voûte
de la chapelle qui date de 1445 (à droite) : un écu
d'or à deux
lions léopardés de gueule passant l'un sur
l'autre |
Le site est un des plus anciens
du Limousin.
A l'origine, c'est un oppidum gaulois. La présence gallo-romaine
est attestée, des fouilles ayant permis, aux environs de 2002,
de retrouver des tuiles romaines ; Comborn vient d'ailleurs
du
gaulois "Combor" qui signifie barrière. La présence
sur le site n'a ensuite jamais disparu.
On a la certitude d'une présence à la
fin du 8ème siècle puisque, lors des fouilles, un silo à grains
contenant des graines de céréales fut mis à jour
; ces graines ont fait l'objet d'une datation au carbone 14 que l'on
a située
aux alentours des années 780.

C'est à partir de
900 que l'on commence à savoir qui habitait sur le site puisque
certains textes attestent la présence d'une famille de COMBORN.
A partir du 10ème siècle, ils vont commencer à étendre
leur autorité
sur tout le Limousin. Ils vont tout d'abord prendre Turenne vers
976 et devenir Vicomtes de Comborn et de Turenne. Ensuite,
ils vont créer Ventadour, pure création COMBORN
et, par mariage, ils vont parvenir au gouvernement
de Limoges et y resteront jusqu'au 13ème siècle. Au
début
du 14ème
siècle, le dernier COMBORN, Vicomte de Limoges, a abandonné
Limoges pour épouser une d'ALBRET, ce qui a donné toute
la lignée
jusqu'à Henri IV. Les COMBORN sont vraiment apparentés à toutes
les familles prestigieuses.
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ARCHITECTURE 
Le site va subir énormément de modifications en 1.000
ans. A l'origine, jusqu'à l'an 1.000, ce sont des constructions
en bois dont il ne reste rien sauf la trace d'un trou de poteau à côté du
silo à grains
qui prouve qu'il y avait un bâtiment au-dessus du silo à grains,
vers la fin du 8ème siècle.
Les premières constructions
en pierres encore visibles datent sans doute du début du
11ème siècle : c'est
la base de la tour maîtresse, composée à l'époque
de 4 niveaux (on la retrouve sur un dessin de cadastre du début
du 19ème siècle encore couverte) qui montrait par son
importance la puissance du seigneur
qui habitait là et surtout, elle assurait un abri en cas d'attaque
car la manière d'accéder aux différents
niveaux se faisait par un système
d'échelles ; ce sont trois salles souterraines qui l'entourent
pratiquement et, au fond de l'esplanade, une autre salle souterraine
qui serait
la première chapelle du 11ème siècle.
Il subsiste également
des restes de courtine, de murs d'enceinte qui entourent vraiment
tout l'enclos
castral. D'après ce que l'on sait, c'est à partir de
1140 que l'on a commencé à construire, à fortifier
en pierres pour remplacer les fortifications en bois, pour soutenir
les terrasses héritées des
romains et des gaulois (tout est fortifié jusqu'à la
Vézère en contrebas).
Sur 30 mètres, on retrouve dans un bois une belle courtine
typique
du 12ème siècle appareillée
en ardoises, avec des
contreforts, des
meurtrières.

La troisième période de construction
encore visible sur Comborn sont les ruines du château du
15ème, construit en 1445 avec des
pierres de récupération ; c'est la tour du fond de
l'esplanade qui est la tour d'escalier et qui desservait les trois étages
du château, château très haut, très long
du fait du manque de recul, le ravin se trouvant tout de suite derrière
le château. Au milieu
du 17ème siècle, un incendie ravage le château
; c'est l'époque où
il va passer dans les mains d'une autre famille alliée aux
COMBORN, les DELASTERY DU SAILLANT, qui va démolir ce château
incendié, pour reconstruire le logis au 18ème (1753).
Le porche d'entrée semble avoir été reconstruit
plus tôt sur un
logis du 15ème. De même, subsistent des latrines qui datent
de la construction du 15ème. Les cheminées
qui donnent maintenant dans le vide
étaient intégrées à l'intérieur
d'un bâtiment qui allait jusque sur
la muraille. On a retrouvé trace de ce bâtiment qui
allait jusqu'à la tour maîtresse sur
des documents. Dans les prochaines années,
Monsieur BERNARD espère pouvoir le reconstruire dans son état
d'origine.
RESTAURATION

Pour l'instant, les efforts ont surtout porté sur le déblaiement
du site (environ 150 remorques de remblai ont été sorties), à essayer
de le comprendre, tant au niveau généalogie qu'au niveau
architecture,
à commencer à consolider ; tout est à faire
car c'est un site sur lequel
seules
quelques
modestes modifications ont été effectués par
les prédécesseurs.
Il est à noter qu'à l'origine
le sol de l'esplanade était
plus bas d'environ 1,50 mètre.
La prochaine étape
sera le déblaiement de la courtine (éliminer la végétation, éliminer
la masse de pierres du mur qui s'est écroulée) afin
que ce château,
perché sur une colline, ressorte.
OUVERTURE AU PUBLIC
Visites guidées l'été et exposition de ce qui a été trouvé dans
les fouilles. Reconstitution remarquable de l'arbre généalogique
des seigneurs de COMBORN sur à peu près 50 générations
(de l'an 2.000 à l'an 140).
En dehors de la période estivale, uniquement sur rendez-vous.
CONTACT
Jean-Pierre BERNARD
Château de Comborn
19410 Orgnac-sur-Vézère
tél. 05 55 73 77 23
06 86 70 47 16
chateaudecomborn@hotmail.fr
Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies
auprès des propriétaires. |
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