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Depuis 1856, date de son acquisition par Léonce
de MOROGES, la même famille occupe
le Château d'Effiat. Le propriétaire actuel est Hubert
de MOROGES ; c'est la 5ème génération du
nom. Construit au début
du 17ème
siècle,
classé
Monument Historique, il est précédé d'une cour d'honneur fermée
par un portail aux armes des Effiat.
HISTORIQUE
A l'emplacement du château, se trouvait autrefois un manoir du
14ème
siècle adossé à une motte féodale (situé à gauche
du château
actuel quand on regarde celui-ci depuis la perspective des jardins
et
du plan d'eau
; l'aile
gauche
en faisait partie).
En
1557, Gilbert COIFFIER achète le manoir.
Il construit ensuite la partie centrale actuelle avec un crépis
en rectangles blancs (2ème moitié du 16ème).
C'est son petit fils, Antoine (Marquis et Maréchal d'Effiat, Surintendant
des Finances sous Louis XIII, Grand Maître de l'Artillerie, Gouverneur
du Bourbonnais et du Puy-de-Dôme et père de CINQ-MARS qui, lui,
n'a jamais participé aux
destinées du château) qui agrandira et embellira
Effiat à partir
des années 1620. Il hérita du château
en 1610, année de son mariage avec Marie de FOURCY et
de l'apport financier de son oncle et parrain, Martin RUZÉ, pour
sauver Effiat de la faillite. Quand il en devint propriétaire,
il s'aperçut
que le manoir était grevé de
dettes. Il pensa l'hypothéquer ou le vendre car il était le troisième
personnage du royaume après Louis XIII et Richelieu et voulait
construire un château important pour pouvoir recevoir. Son parrain,
qui habitait du côté de Blois et s'occupait des
mines du roi
étant très riche et sans enfant, lui légua toute sa fortune.
Grâce
à cet héritage, le Maréchal d'Effiat put construire le château à
l'emplacement du manoir. Militaire, il se déplaçait beaucoup et
mourut de maladie en Alsace en 1632 lors d'une expédition.
Sentant sa fin arriver, il fit un testament demandant à Marie
de FOURCY, son épouse,
de finir la maison des Oratoriens (l'église actuelle) et
de réaliser
l'hospice confié aux Charitains (maison de retraite actuelle).
Ainsi, les embellissements par placage en pierre
de Volvic destinés à orner les façades ne seront jamais
finis, comme la mise en eau des douves... Le
Maréchal aurait voulu avoir de l'eau partout dans le parc. Les
travaux effectués avant son décès ont seulement permis de construire
la grande pièce d'eau et celle au bas de la terrasse. Du côté du
portail de l'entrée principale, on trouve une douve sèche et
des bassins préparés.
Le Maréchal voulait en construire jusqu'à la
route. Du fait des sommes engagées pour construire l'hôpital,
son épouse n'a
pu réaliser tous ses souhaits. Marie de FOURCY assurera la gestion
jusqu'à ce que son fils Martin soit en âge de diriger
Effiat. Ils ont eu 5 enfants (4 fils et une fille) : son fils aîné est
décédé jeune
mais, ayant eu lui-même
un fils, c'est ce petit-fils du Maréchal qui a repris le château
; CINQ-MARS (Marquis Henri COIFFIER RUZÉ, favori de Louis XIII,
Grand Ecuyer de France, ) qui mourut sur l'échafaud pour avoir
conspiré
contre Richelieu ; un autre fils fut Abbé de Saint Cernin ; une
fille devint Madame de la MEILLERAGE et une fille devenue religieuse.
Seul le petit fils du Maréchal d'Effiat a donc gardé le château.
Après Martin COIFFIER, se sera Antoine, son fils, qui décèdera
en 1719 sans héritier. Son cousin, Paul Jules de la PORTE
gardera ce domaine trois mois puis le vendra à Louis de
la Tour d'Auvergne qui le cédera à son tour à John
Law en 1720. Il y restera environ 10 mois. Ses biens seront saisis
après sa faillitte et, en 1728, le château sera racheté par la
famille SAMPIGNY ISSONCOURT qui le gardera jusqu'en 1846.
C'est cette famille qui fera les trompes l'oeil en crépis
pour donner l'aspect de finition que voulait Antoine COIFFIER.
Gabrielle
Sidonie de SAMPIGNY vendra cette propriété à un
marchand de biens, BOUCARD, en 1846. BOUCARD n'arrivant pas à revendre
ce bien suite à la révolution de 1848, tentera une
vente amiable en 1853. Cette vente n'aura pas d'acheteurs et sur
les conseils de l'architecte vichyssois Battillat, il commencera
la démoliton en transformant ce bien en carrière
de pierres. Léonce de MOROGES, arrière-arrière-grand-père
d'Hubert de MOROGES (propriétaire actuel) avait épousé une
MANDON (famille d'Effiat très connue) quelques années
avant et habitait Moulins dans l'Allier (Les MOROGES ont quitté la
Bourgogne au 18ème siècle). Sur conseil de son beau-père
MANDON, il vient rencontrer BOUCARD le 2 décembre 1856 et
achète les restes d'Effiat. Depuis, le château est resté dans
la même famille.

La
Maison des Oratoriens, école dotée d'un système de bourses devint
une école militaire importante en 1776 (Desaix y fit ses études).
En 1793, elle fut fermée. Napoléon voulu la réouvrir mais les propriétaires
de l'époque, la famille SAMPIGNY ISSONCOURT, qui habitaient le
château n'ont pas accepté car ils trouvaient que l'école était
située trop près de chez eux.
L'église paroissiale était alors
la chapelle de l'Ecole Militaire. Les bâtiments abritaient la garde
du Maréchal d'Effiat (à gauche en montant l'avenue, l'Ecole Militaire étant à droite
après l'église).
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LE PARC

C'est un parc à l'anglaise, dessiné par André MOLLET, parrain de LE
NOTRE. La terrasse de 130 mètres de long et 3 mètres de haut a été
faite du temps du Maréchal par Jean LANGUILLE, de Riom, connu dans
la région.
Des chênes quadri-centenaires, plantés par le Maréchal en 1624-1630,
ornent la terrasse. A la fin du 19ème siècle, leurs racines l'avaient
endommagée. Celle-ci fut alors démolie, les pierres numérotées une
par une, les racines coupées et un mur de glaise reconstruit afin
de remettre la terrasse en l'état initial. Sous celle-ci, des cavités
abritent des sources. Le Nymphée, situé au centre, date de la construction
de la terrasse avec sa "Rocaille" illuminée (vasque, fontaine et
voûte ornée d'incrustations) à la fibre optique (unique en France
par son résultat). Le grand canal a 280 mètres de long.
Quatre bornes de seigneurie délimitaient la propriété. On en a retrouvé
une seule sculptée aux armes du Maréchal.
TRAVAUX DE RESTAURATION
La toiture a été refaite par les parents du propriétaire actuel.
Les communs ont été restaurés en 2002 car la tempête de 1999 les
avait beaucoup abimés.
Le parc a été entièrement refait tel qu'il était au XVIIème siècle,
à l'époque du maréchal d'Effiat, des plans ayant été retrouvés.
LES INTERIEURS
Du mobilier qui a pu être sauvé, on retrouve les époques Louis XIII,
Louis XIV et Louis XV. Il constitue une partie du mobilier du Maréchal
où Richelieu a pu s'asseoir en 1629 en séjournant une dizaine de
jours après avoir signé la Paix d'Alès. Salon avec parquet à la
Versailles, boiseries peintes (renaissance italienne), trumeau "forge
de Vulcain" des frères Le Nain, fresques, vitraux d'époque romantique
(vie de Cinq-Mars), sceau du Maréchal, fanion et souvenirs de l'école
royale militaire, parchemins signés de Louis XIII et Gaston d'Orléans.
VISITES
Toute l'année
sur rendez-vous, tarif groupe : forfait
de 100€ jusquà 20 personnes et 4€ par personne
supplémentaire.
Juillet /
Août en individuel
: 6€ pour adultes ; 4€ pour étudiants ; 3€ de 12 à 18 ans.
Réceptions , séminaires , mariages .....etc ; possibles toute l'année
;
Animations :
expositions d'artistes tout l'été dans les communs ; labyrinthe de
maïs historique.
CONTACT
Monsieur Hubert de MOROGES- Château d'Effiat - 63260 Effiat
Tél.
06 08 26 98 23 - Fax, répondeur : 04 73 63 66 76
e-mail : moroges@wanadoo.fr
Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies
auprès des propriétaires. |
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