 |
Le château de
Gourdouville est situé aux confins des
départements du Tarn et Garonne et du Lot et Garonne, dans
le canton de Valence d’Agen. Il est construit sur un piton
rocheux des contreforts du Quercy ; situé sur un domaine
de 22 hectares constitué de bois et de champs, il domine
le village de Goudourville et la riche vallée
de la Garonne.
Goudourville tire son nom d’une origine latine : Gothorum
villa, si l’on veut «
Maison des Goths » (1). Il s’agit plus précisément
des wisigoths. Ce peuple germanique, originaire de Scandinavie,
s’installa au Vème siècle entre le bas Quercy
et Toulouse qui sera leur capitale.
Le nom deviendra Gotorvilla, puis Gothorville et enfin Goudourville.
HISTORIQUE
Avant l’An Mil, ce territoire carolingien avait été concédé en
947 à l’abbaye de Bonneval. Celle-ci fut détruite
par les Normands. La famille qui s’installe peu avant l’an
Mil, prend le nom de GOTH et le titre de marquis de Gothie.
Au XIème siècle, Hughes de GASQUES installe la seigneurie
de Goudourville qui est vassale de la seigneurie de Clermont Soubiran
et construit le château.
Cette forteresse doit sa notoriété à sa situation,
les confins du Quercy devenant les Marches du Royaume de France.
Les plus grandes familles du royaume vont intriguer, s’allier
pour posséder ce fief. Poste d’honneur d’avant
garde, il concédait, de droit, à son possesseur le
titre de Marquis, c’est à dire, défenseur des
Marches.
GASQUES 1081 – 1373
En 1081, Hughes de GASQUES (Vasconis), acquiert le monastère
détruit par les Normands et édifie le château
en forteresse pour servir de vigie et première ligne de
défense au château de Gasques.
Il double les fondations de base, surélève les murs
et les perce de meurtrières.
Il construit les tours ceinturées
de mâchicoulis.
La tour, dite par la suite de « Charles
IX », est séparée des autres tours et du donjon.
Mais tous les éléments sont reliés par des
courtines. Enfin le tout est ceinturé par des douves sèches
et des remparts.
Le château et la seigneurie appartiendront à la famille
de GASQUES jusqu’à la fin du XIVème siècle.
(2)
(1) Villa est plus précisément une très grosse
propriété ou groupe de maisons.
(2) En 1088 Pierre de Gasques, Austris sa femme, Raymond, Pierre
Seguin et Austors, ses enfants, donnent à l’abbaye
de Moissac la moitié des dîmes et revenus de l’église
de Goudourville.
L’autorité de la famille de GASQUES rayonne. Date
importante, parce qu’événement important quant à l’organisation
sociale et aux droits des gens, le 24 février 1278, Séguy
et Pierre de GASQUES octroient les Coutumes (1) aux habitants de
la seigneurie de Goudourville. Dès 1262 le problème
avait été débattu dans le cadre de l’octroi
des coutumes par Clermont Dessus. La seigneurie de Goudourville
s’étendait dans la sénéchaussée
d’Agenais et dans la sénéchaussée de
Lauzerte (2).
L’importance du château grandit d’année
en année. Des personnages importants s’y arrêtent
ou y séjournent. Le 28 juin 1305, Bertrand de GOTH, premier
Pape d’Avignon sous le nom de Clément V, arrive au
château et y séjourne.

Mais c’est l’invasion anglaise qui donne toute son importance au
château (3). Il faut noter que Valence d’Agen est une place forte
anglaise crée par Edouard Ier (Edit de Chester, 28 décembre 1283).
Goudourville est donc aux Marches du royaume, face à l’Aquitaine
anglaise (4).
En 1360, le Prince Noir (5) se présente devant le château
de Goudourville défendu par le célèbre NAUDONNET de LUSTRAC.
C’est ce dernier qui avait fait creuser de très longs souterrains
vers Gasques et même jusqu’à Auvillar. C’est lui aussi
qui a créé les escaliers dans l’épaisseur des murs
faisant communiquer secrètement, en cas de besoin, les différents
niveaux du château et vers les souterrains.
Le château sera pris par le Prince Noir qui ne pourra pas s’y maintenir
longtemps et repartira.
(1)Ces Coutumes seront renouvelées par François
de Lustrac le 23 janvier 1468.On possède le texte intégral
de ces coutumes en latin et en gascon. Elles sont très précieuses
pour la connaissance de la vie sociale de l’époque.
(2) Elle dépendait en 1271 de la baylie de Puymirol.
(3) L’emplacement actuel de la Gauge a vu se dérouler
une terrible bataille.
(4) Valence d’Agen est à 7 kms.
(5) Le Prince Noir, Prince de Galles, fils du roi Edouard III avait
quatre années auparavant(1356) capturé le roi de
France, Jean II à Poitiers. Les textes sont contradictoires
quant à la prise ou non du château par le Prince Noir.
BONNEVILLE 1374 - 1425
Gauside, dernière Dame de GASQUES lègue le château
et la seigneurie devenue baronnie en 1374, à son cousin
le marquis Gausbert de BONNEVILLE.

DURFORT 1425 –1452
En 1425 Arnaud de Montréal s’empare par surprise
du château mais en est expulsé peu après par
Jean de DURFORT, Duc de Dunes, qui le garde en fief étant
héritier légitime de la famille GOTH (ou Got).
Une fois encore la succession tombe en quenouille et Catherine
de DURFORT épouse Armand de LUSTRAC, Marquis De Fronsac
et lui apporte en dot la baronnie de Goudourville (1).
LUSTRAC 1452 - 1555
La terre de FRONSAC ayant été rattachée à la
Couronne pour des raisons stratégiques, Goudourville devient
le fief de famille des LUSTRAC. La transformation de l’austère
château fort est entreprise.
On construit le bel escalier renaissance de 100 marches à vis
qui se termine par une voûte en palmier. On ouvre de grandes fenêtres à meneaux
(2). Une seule de ces fenêtres
est encore intacte sur la tour dite de Charles IX.
La famille de LUSTRAC et, par là Goudourville, affermit
son importance par les fortes personnalités qu’elle
comporte et par ses alliances. Naudonnet de LUSTRAC a été célèbre
comme stratège et pour sa défense du château
sous les GASQUES (1360). Jean de LUSTRAC de GOUDOURVILLE est nommé évêque
de Lectoure en 1464.
Ainsi, sous le règne de Henri II, le château connaît
une ère de fastes. Ce ne sont que fêtes, bals et chasses.
Le 27 Mai 1544 Marguerite de LUSTRAC, dame de Goudouville, fille
d’Antoine de LUSTRAC de GOUDOURVILLE et de Françoise
de POMPADOUR, épouse Jacques d’ALBON de SAINT-ANDRÉ, maréchal
de France.
(1) De nombreux actes de Bertrand de LUSTRAC, abbé de Saint-
Maurin, sont passés en 1482au château même de
Goudourville.
( 2) On aperçoit encore, après les remaniements du XVIIIème
siècle , les traces de ces fenêtres sur les façades tant
côté cour d’honneur que de la cour donnant sur les anciens
remparts et la vallée de la Garonne.
SAINT-ANDRÉ 1555 –1570
Le 22 mars 1562, le jeune roi Charles IX qui estimait tout particulièrement
le maréchal de SAINT-ANDRÉ, chef des catholiques
et ancien confident de son père, vient à Goudourville
où il séjourne en compagnie de Catherine de MÉDICIS,
sa mère. Continuant ses campagnes à la tête
des armées catholiques Albon de SAINT-ANDRÉ est
tué à la terrible bataille de Dreux le 19 décembre
1562.
En secondes noces, la maréchale de SAINT-ANDRÉ,
dame d’honneur à la cour, épouse le 10 Août
1568 Geoffroy, baron de CAUMONT, duc de La Force. Abbé de
Clairac, celui-ci bien que marié et protestant n’abandonna
pas son abbaye(1).
Par cette alliance la maréchale apportait le château
de Goudourville à l’illustre famille de CAUMONT.
CAUMONT 1570-1595
Geoffroy de CAUMONT était un compagnon de jeunesse de Henri
de NAVARRE, le futur Henri IV. Le 25 Octobre 1587, après
la grande bataille de Coutras, Henri de NAVARRE accourt au château
de Goudourville pour jeter aux pieds de Diane d’Andouins,
comtesse de Gramont et de Guiche, dite « La belle Corisande »,
sa maîtresse, les 22 drapeaux pris à l’ennemi.(2)
Diane avait quitté le château la veille (3).
Henri loge au château « dans un grand désarroi
amoureux « dit le chroniqueur et y séjourne avec sa
suite. Les 22 drapeaux sont solennellement veillés dans
la salle des gardes.
La seigneurie de Goudourville échoit tout naturellement à la
fille de Marguerite, à Anne de CAUMONT. Du fait de la mort
de son frère Jean (1574) Anne de CAUMONT devient l’une
des plus riches héritières du royaume, et par là,
objet de convoitise de nombreux jeunes seigneurs.
Jean d’Escars, comte de la Vaugayon, son tuteur, l’enleva
en 1580 à sa mère puis, la maria à 7 ans à son
fils Charles, Claude de Péruse d‘Escars, prince de
Carency.
(1) Recueil des Lettres et Missives d’Henri IV, I, 344.
(2) Cette course à Goudourville fût vivement critiquée
par nombre de stratèges qui estimaient qu’Henri de
Navarre aurait dû pousser son avantage et poursuivre l’ennemi
après Coutras.
(3) Diane d’Andouins, dite la Belle Corisande,,demeura au
milieu des nombreuses aventures d’Henri, la maîtresse
choyée après plus de douze ans de liaison. Voir « Cette
grande Corisande » R.Ritter.Albin Michel.1936.
Le tuteur s'empara de la seigneurie et des châteaux,
dont celui de Goudourville. Aussitôt Geoffroy de Vivans,
seigneur de Doyssac, assiège le château, délivre
la toute jeune fille, la rend à sa mère et les rétablit
dans leurs biens (1).
Les rivalités se poursuivent. Un duel a lieu entre Charles
d’Escars et un de ses rivaux , le jeune Charles, marquis
de Biron. Charles d’Escars est tué mais Anne refuse
d’épouser Biron.
Elle épousera en secondes
noces, par contrat du 5 février 1595 (2) le duc François
d'ORLÉANS de PICHON de LONGUEVILLE, comte de Saint-Paul
(ou Saint-Pol), qui dévora la plus grande partie de son
immense fortune (3).
ORLÉANS-LONGUEVILLE 1595-1598
Devant les immenses besoins financiers de François d’ORLÉANS,
Anne de CAUMONT avait vendu en 1594, la seigneurie de Goudourville à Julien
de CAMBEFORT, seigneur de Selves (4) qui fût premier consul
d’Agen en 1598 et en 1614. La vente fut résiliée
, pour non paiement .
Finalement le comte et la comtesse de SAINT-PAUL de GOUDOURVILLE vendent la
seigneurie de Goudourville, avec les terres de Lalande et de Saint Vincent-Lespinasse à Guillaume
d’AFFIS, premier président au Parlement de Bordeaux (5).
Une période stable réapparait faite de discrétion. En
1626, Guillaume d’AFFIS, fils du précédent, baron de Goudourville,
devient Evêque de Lombez.

Et, très bientôt l’agitation politique ravage à nouveau
le royaume de France. Le 1er Janvier 1652, pendant La Fronde, les troupes du
Prince de Condé, chef des protestants, poursuivies par les troupes royales
commandées pas le comte d’Harcourt, se réfugient dans Goudourville
et le château est assiégé. Le 4 mars, après plus
de deux mois de siège, le château est pris par le comte d’Harcourt.
Les prisonniers frondeurs sont condamnés à payer une rançon
de 3000 livres et la population condamnée à payer l’entretien
des troupes, est ruinée(6). Les troupes qui occupent le château
jusqu’en novembre le dégradent et le saccage.
Puis, comme partout ailleurs, pour briser la morgue et la puissance
des grands féodaux, Mazarin ordonne d’araser partiellement
les trois tours du château. Tous les ouvrages proprement
militaires sont détruits et en particulier la courtine.
Seuls subsistent encore aujourd’hui les mâchicoulis,
au dessus de la douve à l’Ouest du château .
(1) Lettres Missives d’Henri IV, iv, 344,note de M.Berger
de Xivrey.
(2) Archives du Lot et Garonne B, 28
(3) Cabinet Historique XIX, 148.
(4) Minutes de Boyer,notaire à Valence, acte du 28-12-1595.
(5) Acte reçu le 22 septembre 1598 par Dussault, notaire à Bordeaux
et minutes chez Delprey.
6) Voir Annexes sur les détails de la condamnation des
frondeurs de Goudourville.
En 1676, Anne de MASSIOT, veuve et légataire universelle
de Jean d’AFFIS, second président au Parlement de
Bordeaux, vend Goudourville démantelé à Jean
Baptiste LECOMTE, marquis de Lastresne.
LASTRESNE 1676-1740
Le château démantelé, devenu difficilement
habitable après l’occupation militaire, tombe en sommeil
et menace ruines. Aussi le marquis de LASTRESNE le cède-t-il
en 1740, à un homme important, connu et reconnu : Louis
de BERDOLLE, capitoul de Toulouse.

BERDOLLE 1740-1826
Louis de BERDOLLE va avoir une action déterminante (1).
Il va panser les blessures du vieux château, colmater les
mutilations. Les niveaux sont modifiés, les façades
intérieures et extérieures sont percées de
hautes fenêtres à petits carreaux, de hautes charpentes
en châtaignier, en forme de carène de navire renversée,
remplacent les toits plats à créneaux et mâchicoulis.
Presque toutes les meurtrières sont
bouchées ou détruites ;
les escaliers construits dans l’épaisseur des murs
de la tour Charles IX sont murés ainsi que l’entrée
des souterrains. La salle des gardes voûtée est plafonnée
et transformée en écurie. La profondeur des douves
est réduite et les murs et les façades sont crépis.
Enfin une grande terrasse est construite sur les anciens remparts.
Le château redevient agréable à vivre.
En 1826 Jeanne Mathilde de BERDOLLE de GOUDOURVILLE, épouse
le Comte Jules de LARY de La TOUR (2).
(1) C’est par reconnaissance à l’œuvre
de Louis de Berdolle –grand homme politique du midi toulousain-
que la commune de Goudourville a adopté comme armoiries
et comme logo les armoiries du grand Capitoul.
(2) On remarquera combien dans l’histoire du château
de Goudourville la transmission patrimoniale s’est faite
par les femmes.
LARY de La TOUR 1826-1876
Un demi siècle de calme. Et en 1876 Ferdinand de LARY de
La TOUR et son épouse,
née de Toulouse Lautrec, vendent
Goudourville au Comte des GROTTES, peu après son mariage
avec Marthe de Fontenailles.
DES GROTTES 1876-1904
En 1904, Marie des GROTTES, fille des précédents, épouse
le vicomte de ROQUEFEUILLE (1), puis en secondes noces le Comte
de CIANELLI de SERANS (2). Domiciliée jusqu’à la
fin de sa vie à Goudourville, elle décède à Paris
le 24 février 1937.
En 1939, Gonzague CIANELLI de SERANS vend le château, qui
peu à peu se dégrade à nouveau, à M.
BERNIER qui le cède ensuite au Comte GROUARD de TOCQUEVILLE.
De TOCQUEVILLE 1952-1993
Comme Louis de BERDOLLE au 18ème siècle, la famille
de TOCQUEVILLE va assumer une œuvre vitale pour la conservation
du château. En 1957, de gros travaux commencent. Les toitures
sont refaites; les fenêtres du XVIIIème siècle
qui avaient été pour la plupart, murées sont
remises en état, tous les crépis sont ôtés.
On procède à la restauration générale
des tours, des meurtrières, de la chapelle. La salle des
gardes restaurée retrouve sa fonction d’accueil.
1) Tradition non vérifiée : les Roquefeuille serait à l’origine
de la branche américaine des Rockfeller.
(2) Le Comte C. de SERANS est l’auteur d’un petit livre
sur le château de Goudourville sous le titre : »Une
pépinière de cadets de Gascogne » (épuisé ).
En 1993 les héritiers de TOCQUEVILLE vendent le château
et les terres attenantes à M et Mme CHARPENTIER.
CHARPENTIER 1993 – 1999
Madame Arnaud et Monsieur CHARPENTIER continuent les travaux,
principalement l’amélioration des parties communes
et, la création de quelques chambres d'hôtes pour
ouvrir le château aux visiteurs.
MIFSUD 1999 -
En 1999, Jean-Christophe MIFSUD, industriel et amateur d’art,
devient propriétaire du château de Goudourville, pour
continuer l’œuvre des serviteurs de ce lieu chargé d’histoire....
histoire qui continue.
 |
ARCHITECTURE et INTERIEURS
Le château de Goudourville est construit en 1081 par Hughes
de Gasques sur les ruines de l’abbaye de Bonneval, détruite
par les Normands. Cette forteresse doit sa notoriété à sa
situation, les confins du Quercy devenant les marches du Royaume
de France. Les plus grandes familles du Royaume vont intriguer,
s’alliant pour posséder ce fief. Poste d’honneur,
d’avant-garde, il concédait de droit, à son
possesseur le titre de Marquis, c’est-à-dire de défenseur
des marches. C’est un château en « V » avec
deux tours d’angles permettant les tirs croisés.
Les Gasques règnent trois siècles, défensant
les marches du royaume.

A la Renaissance, les Lustrac rendent le château plus agréable,
grâce à de nombreux aménagements : grand escalier
à vis, fenêtres,… Sous Henri II, le château
connaît
une ère de faste.
Mais en 1652, avec la Fronde, une période sombre débute
pour le château : c’est le drame de la prise de la
forteresse par les troupes royales qui poursuivent le Prince de
Condé. L’occupation est désastreuse et les
défenses du château sont défaites sous ordre
de Mazarin (douves, souterrains comblés et remparts arasés).
En 1740, Louis de Berdolle, capitoul de Toulouse, restaure le château
: fenêtres à la française, grande terrasse…
A partir de 1957, les Tocqueville contribuent grandement à la
restauration du château.
La Salle des gardes :
Elle date de l’origine du château (1081).
Elle a conservé tout son caractère médiéval
: voûte en berceau séparée par deux doubleaux.
La très belle cheminée, datant de 1545, provient
de l’ancienne léproserie de Malause.
L’armure date du XVIème siècle.
Aux murs figurent les blasons des familles qui, pendant neuf siècles,
ont possédé la terre de Goudourville.
Escalier à vis ou escalier du donjon :
Tous les châteaux ont évolué dans leur structure.
Après la période dure, austère, de la fonction
guerrière, ils sont remaniés pour rendre possible
une vie plus douce.
Ce bel escalier Renaissance a été construit au XVIème
siècle par la famille de Lustrac. Il est exceptionnellement
large car il mesure prés de 4 mètres de diamètre.
Le noyau central est torsadé. La pierre provient de la campagne
du Quercy blanc : elle offre une luminosité remarquable,
même par temps couvert.
Salon d’honneur Clément V :
Cette salle accueillit bals, festins et danses durant le XVIème
siècle, sous le règne d’Henri II.
Son plafond du XVIème, dit "à la Française",
a
longtemps été protégé par un faux-plafond.
Il a été restauré au
début du XXème siècle.
Très belle cheminée gothique du XIIIème siècle.
Elle avait été murée et a donc été découverte
intacte ; double motif de trois feuilles d’acanthe, symbolisant
le pouvoir.
La salle des mâchicoulis :
Dans cette salle, on accumulait les projectiles destinés
aux mâchicoulis. En cas d’attaque, les assaillants
ne pouvaient pas venir des 3 côtés en ravin : seule
restait l’esplanade. Les douves sèches et la hauteur
des murs exigeaient l’emploi de hautes échelles, forcément
instables.
Les mâchicoulis sont la seule forme de défense épargnée
par Mazarin durant la fronde : ils sont restés intacts depuis
le XIIIème siècle.
Meurtrières élargies pour l’utilisation des
canons (couleuvrines en particulier qui correspondent à des
canons étroits et de faible calibre).
Les charpentes :
Au sommet de l'escalier : le palmier et ses motifs sculptés
datant de la Renaissance.
Après le démantèlement militaire, les toits
plats abandonnés, on pose cette admirable charpente du XVIIIème
siècle. Construite par des charpentiers bretons, entièrement
chevillée bois, elle est dite en carène de bateau
renversée. En châtaigner de Dordogne, elle demeure
toujours propre.
Gargouilles vénitiennes
du XVIIèmesiècle.
Sommet du donjon :
Immense panorama. On peut apercevoir 22 villages et par temps
clair, les Pyrénées (pic d’Ossau).
l’Eglise St Julien de Goudourville, romane, datant du XVème siècle.
La chapelle d’origine fut détruite entièrement par les
Anglais en 1360 au cours de la guerre de cent ans.
La table d’orientation, signée Cianelli de Serans, date de 1912.
Salle à manger :
Elle occupe les anciennes cuisines du château. Au Moyen
Age, il n’y avait pas de salle à manger : il suffisait
de « dresser la table ».
La voûte en briques permettait de conserver la chaleur.
En témoignent la cheminée monumentale, l'évier
et le le
potager qui permettait de garder les plats chauds.
Cour d’honneur :
De forme classique en « V », le château se compose
de deux corps de logis principaux : aux extrémités
deux grosses tours carrées et au centre la tour crénelée
flanquée de la tourelle de Lustrac.
Sur les façades, on aperçoit des traces de fenêtres à meneaux,
remplacées au XVIIIème par les grandes baies à petits
carreaux.
Cette cour est construite au-dessus des anciens remparts.
Chapelle :
Comme la salle des gardes, il s’agit d’un des lieux
les plus anciens du château.
La voûte en berceau, séparée par des doubleaux,
date du XIème siècle.
La défense était la principale préoccupation
aussi la chapelle est-elle pourvue de meurtrières, derrière
l'autel, une sortie de secours en chicane vers les remparts.
OUVERTURE AU PUBLIC
Le château est ouvert au public. Les recettes
des visites permettent d’une part de garder le château
français et d’autre part de le restaurer et l’entretenir
au quotidien.
Chambres d'hôtes - Location exclusive du château -
Réceptions - Fêtes - Anniversaires - Stages de cuisine
médiévale- Stages de cuisine traditionnelle - Banquets-spectacles
médiévaux en costume d'époque- soirées à thème.....
CONTACT
|
|
Château
de Goudourville
761,
Chemin du Château
Lieu dit " Le Pech"
82400 Goudourville
Tél : 05 63 29 09 06
Mobile : 06 69 13 09 06
Site internet
|
Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies
auprès des propriétaires.
|