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Les extérieurs du château
de Grosbois sont classés Monument Historique ; à l'intérieur,
seules les 8 toiles de la Galerie de Batailles ont été classées
en octobre 1988 ainsi que les fresques et les peintures murales
de la salle à manger Louis XIII. La SOCIETE D'ENCOURAGEMENT
A L'ELEVAGE DU CHEVAL FRANCAIS en est propriétaire. L'alliance
de la magnificence du château de Grosbois avec celle de ces
Trotteurs, d'une rare élégance, est une réussite.
HISTORIQUE
A
l'origine, 1226, on trouve à la place du château une
maison forte qui défendait la route allant de Paris en Suisse. Il
fallut attendre la fin du XVIème siècle pour que le propriétaire
du domaine depuis 1562, Raoul MOREAU, Trésorier de l'Epargne, y
construise le pavillon central. Il vendit le château en 1625
au fils naturel du roi Charles IX et de Marie Touchet : Charles
de VALOIS, Duc d'Angoulême. Celui-ci y apporta de profondes modifications,
lui donnant l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui, et en
dessina le parc. Il fit également construire les deux pavillons
de l'entrée : la bibliothèque et la salle à manger Louis XIII,
ainsi que les deux ailes, la Galerie des Batailles et la Galerie
de Passage. C'est également lui qui fit détourner la route
qui passait en ligne droite derrière le château.

A la mort du Duc d'Angoulême en 1650, le domaine de Grosbois revint
à sa petite-fille, la duchesse de JOYEUSE. Divers propriétaires
vont ensuite se succéder jusqu'à la Révolution. Le domaine, alors
propriété du Comte de Provence, futur roi de France sous le nom
de Louis XVIII, est vendu au titre des biens nationaux, à MM. LESPARDA
et BOURSAULT. En 1797, BARRAS, un des vainqueurs de Thermidor (un
de ceux qui avaient conduit Robespierre à l'échafaud et mis fin
à la Terreur) acquiert Grosbois. Il a la réputation de s'être enrichi
de façon suspecte.
A son retour d'Egypte, NAPOLEON BONAPARTE prend le pouvoir le 18
Brumaire. Barras se réfugie alors à Grosbois avant de prendre l'exil
pour Bruxelles. Le Général MOREAU se porte acquéreur du domaine
mais se voit aussi dans l'obligation de s'exiler sous l'amicale
pression de Fouché, Ministre de la Police générale qui voit en lui
un danger pour l'Empire. Grosbois est alors racheté par le sieur
CITERNE, homme de paille de Fouché agissant lui-même sur les ordres
de Napoléon. Le maréchal BERTHIER, aide de camp de l'Empereur Napoléon
Bonaparte, racheta le château de Grosbois en 1805 et y vécu jusqu'à
sa mort, le 1er juin 1815. Il l'agrandit en achetant terrres et
forêts pour en faire la plus belle chasse de l'Empire. Berthier
devenu prince de Wagram prit part à de nombreuses batailles aux
côtés de Napoléon. Le château est resté propriété de famille jusqu'au
31 juillet 1962, date à laquelle le prince de la TOUR D'AUVERGNE
LAURAGAIS, Charles-Louis, vend le domaine à la SOCIETE D'ENCOURAGEMENT
A L'ELEVAGE DU CHEVAL FRANCAIS.
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ARCHITECTURE
Le corps central, bâti par l'architecte Florent FOURNIER, fut achevé
au début du 17ème siècle. Il forme, avec ses deux ailes Louis
XIII en avancée, exécutées par Jean THIRIOT, un bel ensemble
encadrant la cour d'honneur et cerné de douves asséchées.
LES INTERIEURS
Galerie de Batailles
Les 8 tableaux qui ornent cette galerie ont été commandés par le Maréchal
Berthier à l'atelier Carle Vernet. Ils représentent les batailles
du Directoire, du Consulat et de l'Empire auxquelles le Maréchal a
participé. Dans la plupart de ces tableaux, on retrouve l'Empereur,
Murat et Berthier : bataille d'Eylau en 1807 ; bataille de Lodi en
1796 ; bataille de Rivoli en 1797 ; bataille d'Iéna en 1806 ; bataille
des Pyramides en 1798 ; bataille d'Austerlitz en 1805 ; bataille de
Marengo en 1800 ; bataille de Wagram le 6 juillet 1809. C'est au cours
de cette bataille que le Maréchal Berthier s'est vu décerner le titre
de Prince de Wagram par l'Empereur. De chaque côté de la galerie,
se trouvent des moulages des maréchaux de l'Empire. La première nomination
des maréchaux de l'Empire date du 19 mai 1804.
La bibliothèque
Créée par le Maréchal Berthier, elle renferme environ 3.000 volumes,
ouvrages militaires, scientifiques, littéraires. De chaque côté de
la glace, se trouvent des tableaux représentant le fils et
la belle-fille du Maréchal. Ces toiles ont été peintes
par Winterhalter. Le plafond de la bibliothèque est Second Empire.
Salon des chasseurs : c'est la partie la plus ancienne du
château.
Le plafond de ce salon date de la construction du château et fut
restauré par le Maréchal Berthier qui tint à conserver les chiffres
des premiers propriétaires. C'est pourquoi apparaissent les lettres
W, Prince de Wagram ; AB, Alexandre Berthier et les deux C, Charles
de Valois et Charlotte de Montmorency. De superbes tableaux agrémentent
les panneaux de cette salle, deux toiles de Desportes, peintre animalier
du 18ème et une de Paul de Vos, école flamande milieu du 17ème siècle.
Les cadres au-dessus des portes sont de Jean-Baptiste Oudry. On
y trouve un très beau mobilier dont un paravent en cuir de
Cordoue à décor de volatiles et grotesques du XVIIIème
siècle, en provenance de Cordoba en Espagne.
Salon Régence
: remarquable par ses boiseries blanc et or du 17ème.
Deux portes d'après Boucher. A droite, l'enlèvement d'Europe, à
gauche Leda et le cygne. Les sièges de ce salon sont d'époque
Louis
XV les tapisseries d'Aubusson.

Salon de danse
Son plafond rappelle celui du Salon des Chasseurs qui date de la
construction du château. Il est décoré d'appliques
murales en bronze doré Louis XVI et est garni d'un très
beau mobilier. De ce salon, la vue se porte sur une clairière avec,
au fond de celle-ci,
un obélisque. Sur ses faces sont inscrits les titres et les batailles
du Maréchal ; ce monument situe environ le milieu du domaine.
Le mobilier du bureau du maréchal est Premier Empire. On
peut y admirer la bataille de Fontenoy en 1745 qui est une toile
de Félix Philippoteaux, celui de la fameuse bataille de "tirez les premiers,
messieurs les anglais".
Salon de passage
Le salon de passage décoré de boiseries Louis XVI
est richement meublé (mobilier Louis
XVI de salon de G. Jacobs, fauteuils garnis de tapisserie
d'Aubusson à décors des fables de la Fontaine, décors
en bronze à décors cynégétique).

Salon de l'Empereur
On y découvre le splendide plafond ci-contre.
Galerie de passage
Elle comprend des portraits de dignitaires égyptiens qui se sont
ralliés à Bonaparte en 1798. A l'époque du Maréchal Berthier se
déroulaient à Grosbois les plus grandes chasses impériales. Le plus
beau tableau de chasse se situe en 1809 avec 571 pièces dans la
journée.

Salle à manger Louis XIII
Pièce au décor le plus ancien du château. Les fresques, d'après
Abraham Bosse représentent les fêtes données au château de Grosbois
à l'occasion du mariage de Charles de Valois et de sa seconde femme
en 1644. Nous y remarquons une cheminée d'époque Louis XIII
mais de style purement local périgourdin qui fut remontée
à Grosbois en 1916, et un tapis de table du XVIème siècle entièrement
fait à la main au point de canevas.
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OUVERTURE AU PUBLIC
Des réceptions peuvent être organisées dans
l'Orangerie du château. Une salle de 440 m2 divisible en deux
grâce à une cloison mobile et un jardin anglais de
5.000 m2 sont prêts à vous accueillir.
On peut également visiter le château tous les dimanches
et jours fériés de 14 à 17 heures de mi-mars à fin novembre. Ouverture
possible avec accord préalable pour les groupes d'au moins
20 personnes (même en période de fermeture).
CONTACT
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Château de Grosbois
Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
94470 Boissy-Saint-Léger
Tél : 01 49 77 15 24
Fax : 01 49 77 15 25
Email : regiegrosbois@secf.asso.fr
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site
château
site
Société du Cheval Français
Les informations contenus dans ce reportage ont été
recueillies auprès du guide du château. |
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