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HISTORIQUE
A l'origine, le château de la Beaume était un fief (une beaume est
une fortification sur un piton calcaire et s'écrit avec ou sans
"e" selon que l'on parle la langue d'oc ou la langue d'oil).
Balustrade de récupération provenant d'une église
romane du Cantal.
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façade nord
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Ses différents occupants furent successivement : Pierre de TERSAC,
Chevalier, Seigneur de la Baume et de Ligonnes, vivant en 1420,
marié avec Agnette de Montrognon ; par succession, leur fils Jean
de TERSAC dit de la Baume, Chevalier, Seigneur de la Baume, vivant
en 1451 ; par succession son fils, Jean de TERSAC, Chevalier, Seigneur
de la Baume marié en 1499 à Marguerite de Comborn.

La Baume changea de famille et fut la propriété d'Hughes BEGON, Ecuyer,
Seigneur de la Baume en 1540, marié avec Peyronnelle de Mons ; puis,
par succession, celle de leur fils Jean BEGON, deuxième du nom, Ecuyer,
Seigneur de la Baume, Chevalier de l'ordre du roi, marié deux fois
(avant 1574 avec Jeanne de Chanteloube et le 8 février 1589 avec Claude
d'Anglars) ; par succession, celle d'Annet de la BARBODIERE, Ecuyer,
Seigneur de la Baume, marié vers 1613 avec Claude de GUISE de VILLEMOUSE
; par succession, celle de leur fils Gilbert de la BARBODIERE, Ecuyer,
Seigneur de la Baume, marié vers 1642 avec Jeanne de Carlier.

Avec Jean-François de l'HOSPITAL (arrière petit neveu du Chancelier
de l'HOSPITAL), Ecuyer, Seigneur de la Baume, marié en 1694 avec Marguerite
Bérard, commence la branche généalogique du propriétaire actuel. Jean-François
de l'HOSPITAL a acheté la Baume entre 1650 et 1700 ; par succession,
le château devient la propriété de leur fils Antoine MARIEN de l'HOSPITAL,
Ecuyer, Seigneur de la Baume, marié le 28 février 1737 avec Fleurie
Arnauld. Il mourut sans postérité le 14 juin 1758 et eut pour héritière
sa soeur, Marie-Claire de l'HOSPITAL qui, le 24 mars 1760, en fit
don à Jean-François MONTANIER (arrière grand-père de l'arrière grand-père
du propriétaire actuel), son filleul, fils puiné du défunt Antoine
MONTANIER, avocat général au baillage de Montpensier et d'Anne de
la Faye, du fief et seigneurie de la Baume, sous réserve de l'usufruit
sa vie durant et de celle de Marien Ambroise MONTANIER, Conseiller
du roi en l'élection de Gannat, oncle du décédé donateur.
Le propriétaire actuel habite au château de la Beaume depuis 1968.
Avant 1968, le château était habité par ses grands-parents.
ARCHITECTURE
Un
château fort doit avoir été à l'origine de la Beaume car il existe
deux tours dont une, plus importante, devait être le donjon (ci-contre).
Il y avait probablement des douves sèches. Le château fort a dû être
démoli et reconstruit pour donner la construction actuelle dont la
façade est longue de 40 mètres.

Les archères
et canonnières
correspondant à son origine médiévale sont encore bien visibles sur
les tours ; elles ont été ouvertes à différentes hauteurs (base des
tours ou au contraire vers le haut avec des ébrasures différents selon
les angles de tir voulus). Le château est construit en pierre de Chaptuzat.
La carrière est maintenant désaffectée ; on en tirait également des
lauzes pour les églises. La partie hors donjon
doit dater de 1500 à peu près, les fenêtres ont dû être ouvertes au
18ème siècle. Le toit de la petite tour est très pentu, les poutres
de récupération sont très vieilles (lorsqu'on se trouve dans les tours
on constate qu'elles avaient auparavant une autre destination). Au
haut de la tour s'ouvre une fenêtre
à meneau et une meurtrière y est ouverte en hauteur. De
très belles génoises
en pierre de Chaptuzat ornent le dessous de la toiture.
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On remarque un début d'élargissement
de la base du donjon situé à droite du four
à pain, ce qui laisse supposer que le terrain était
bien plus en contrebas avec des douves sèches.
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On ne connaît pas exactement l'âge de la porte qui orne la façade
nord ; elle portait le blason de la famille qui l'a fait construire
: la famille de la ROUZIERE (qui fut propriétaire du château
de la Ronzière ; un des frères avait acheté la Ronzière et l'autre
avait acheté La Beaume).
LES INTERIEURS
Entre le rez de chaussée et les deux niveaux supérieurs, le château
comporte 14 pièces d'habitation.
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Dans la salle à manger trône
une grande cheminée en pierre de Chaptuzat avec, au
fond, de la pierre
de Volvic qui résiste beaucoup mieux au
feu. Un ancien four à pâtisseries y est aménagé,
en creux dans la paroi verticale du fond.
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Dans le grand salon (100 m2) les propriétaires ont retrouvé
le papier d'origine du 18ème siècle. On y découvre une cheminée
du 18ème siècle.
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détail du motif du panneau de cheminée
On trouve également dans le grand salon, les armoiries (sculptées
sur bois) de la famille de l'Abbé de LILLE de Clermont, poète
de la fin du 18ème siècle, professeur de grec et de latin à
la Sorbonne, Académicien ; il traduisait Virgile. |
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Dans une pièce qui servait de chambre (on
peut encore apercevoir les accroches du baldaquin), les travaux
de rénovation ont permis de mettre à jour une poutre peinte
au pochoir.
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Dans cette ancienne
chambre se trouve également une cheminée 18e pour
sa partie supérieure et 19e pour sa partie inférieure.
Le bleu est celui d'origine car, recouvert de papier, il est
resté environ 200 ans à l'abri de la lumière
et la couleur n'était donc pas altérée.
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VISITES


Le château de La Beaume est habité à l'année et n'est pas ouvert aux
visites. Je remercie donc chaleureusement les propriétaires de m'avoir
reçue. Il est en bon état car il a toujours été habité et entretenu.
Les propriétaires prennent les travaux à leur charge ne demandant
aucune subvention. Le plus gros des toitures a été refait récemment
; une pièce voutée au rez-de-chaussée est en rénovation. Le château
n'est ni inscrit, ni classé.
Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies
auprès des propriétaires. |
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