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Inscrit à l'Inventaire
Supplémentaire des Monuments Historiques en 1978 pour l'ensemble
des façades et toitures, le château de La Poivrière
se dresse sur une légère éminence (emplacement
d'une ancienne motte féodale) de la plaine traversée
par l'Allier. Lorsqu'on arrive à proximité de la propriété,
on aperçoit, émergeant à travers les frondaisons,
la masse de ses toitures de hauteurs différentes, couvertes
des petites tuiles rouges plates caractéristiques du Bourbonnais.
Il est entouré d'un parc de deux hectares.
HISTORIQUE
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Les premiers possesseurs du château de "La
Poivrière" semblent être les Le GROING. Jean III
le GROING, Chevalier, Seigneur de Villebouche et de La Poivrière
épousa en 1392 Jehanne de NEYRAT de Pontgibaud. La famille
le GROING en sera propriétaire jusqu'en 1666, date à
laquelle il sera vendu à Louis 1er de BOURBON, Chevalier,
Comte de Busset, Seigneur de La Poivrière, marié avec
Madeleine de BERMONDET. Ses deux fils, sans descendance, en héritèrent
et le vendirent, en 1707 à Gaspard COLIN, Chevalier, Seigneur
de Gévaudan, époux de Marguerite de BADIER. Sa famille
en sera propriétaire jusqu'en 1777, date à laquelle
la seigneurie est vendue à Gilbert de CHAUVIGNY de BLOT,
Chevalier, Seigneur des Salles, qui en est encore propriétaire
en 1789. En 1809, La Poivrière appartient à M. A.
SOALHAT. Sa fille en hérite, puis il sera successivement
vendu en 1928 à un architecte qui entreprend des travaux
d'aménagements intérieurs et extérieurs sur
la façade Nord-Est entre autres ; en 1949 à un avocat
Maître BARTHE ; en 1968 à Mme AUDEMARD d'ALANCON. Depuis
1970, quatre propriétaires se sont succédés.
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ARCHITECTURE

Cet ancien manoir fortifié, édifié aux 14ème
et 15ème siècles, fut transformé partiellement
pour le rendre plus habitable ; ces transformations opérées
probablement à la fin du 15ème puis au 18ème
siècle, n'altèrent pas sensiblement son caractère,
même si elles ont effacé son aspect militaire et purement
médiéval.
L'entrée du château est située au Sud Ouest,
entre la tour ronde d'angle et la chapelle. Face à l'entrée,
soit au Nord-Est,
se trouve le corps de logis rectangulaire, percé de fenêtres
munies de barreaux, flanqué à gauche d'une tour d'angle
à base talutée, munie de trois canonnières,
et, à droite, d'un donjon
presque carré formant une avancée par rapport au corps
de logis. Cette tour d'angle est la seule à être recouverte
de tuiles canal. Une canonnière est visible dans l'angle formé
par la tour et le petit côté du corps de logis. Une tourelle
ronde abritant un escalier à vis vient s'appuyer sur l'angle
Ouest du donjon ; elle est percée d'archères.
Dans l'espace compris entre la tourelle d'escalier, le donjon et le
corps de logis Nord Est une tourelle rectangulaire, plus basse, édifiée
dans le style gothique de la fin du 15ème siècle, a
été construite au 20ème siècle.
Dans
le donjon, on peut remarquer une cheminée du 15ème siècle
et, dans l'embrasure des deux fenêtres, des bancs de pierre
qui occupent toute l'épaisseur du mur. Il est probable que
le donjon et sa tourelle d'escalier soient les parties les plus anciennes
du château, fin 13ème - 14ème siècle, auxquelles
les corps de logis et leurs tours d'angle seraient venus s'ajouter
au 15ème.
Un autre corps de logis, venant s'appuyer contre le donjon et fermant
la cour au Sud-Est présente six longues fenêtres rectangulaires
munies de barreaux. Il est protégé, du côté
opposé au donjon, par deux tours de hauteur et de diamètre
différents. Ce corps de logis est desservi par un escalier
à vis, logé dans une tourelle polygonale dont la porte
d'entrée est entourée de moulures retombant sur des
bases prismatiques de chaque côté de l'entrée
et formant au-dessus du linteau un arc en tiers-point orné
de choux frisés, de pinacles qui encadrent le tympan frappé
aux armes des Le GROING (d'argent à trois têtes de lion
arrachées de gueule ; au croissant d'azur en abîme).
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Du côté de la façade
Sud Est, le donjon présente plusieurs fenêtres
rectangulaires munies de barreaux de fer.
Une canonnière ouverte près du sol, située
dans l'angle mort formé par le donjon et le corps
de logis Sud Est, permettait de défendre ce recoin.
Le corps de logis est éclairé par six
fenêtres rectangulaires, aux encadrements moulurés
assez usés, dont les linteaux ont été
en majeure partie remplacés. Cette façade
se termine, du côté opposé au donjon,
par une petite tour ronde à base talutée.
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RESTAURATION
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Des travaux concernant la restauration
des façades et des toitures ont eu lieu en 1990-1992.
L'état du château à ce jour ne nécessite
pas d'autres travaux. |
OUVERTURE AU PUBLIC ET CONTACT
Le "Salon
du patrimoine gourmand d'Auvergne" s'installe
au Château
de la Poivrière (Puy-de-Dôme), les 15
et 16 septembre 2007, lors des Journées
européennes du Patrimoine - Opération en
partenariat avec le Neurodon (Fédération
pour la Recherche sur le Cerveau). |
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Pour la premiere fois en Auvergne, après
le succès de l’exposition
à Bordeaux, Nantes et Paris, le
Château de la Poivrière accueille
la fabuleuse
exposition "Le Cerveau dans
tous ses éclats"
(près de
10 000 visiteurs) qui
se déroulera
sur deux jours seulement, les samedi
15 et dimanche 16 septembre 2007.
Le château, ne contenant aucun meuble d'époque,
n'est actuellement pas ouvert au public.
Renseignements :
Château de La Poivrière - route de Saint-Yorre
- 63310 Saint Sylvestre Pragoulin - Tél. 06 68 00 63
63
site
internet
Reportage réalisé sur envoi de documents. Les
informations qu'il contient ont été fournies
par le propriétaire.
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Plan de situation :
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