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Reconstruit en 1770
sur les bases d'un ancien château de style
Renaissance dont il ne reste que le pavillon de droite, celui de gauche
ayant été copié sur lui,
Panloy, monument historique inscrit, offre un exemple d'architecture
Louis XV. La famille actuelle a le privilège d'être propriétaire
de Panloy depuis son origine.
HISTORIQUE
Le château appartenait à la famille Michel de SAINT-DIZANT dont la
fille Anne-Marie épouse en 1785 Henri, le Marquis de GRAILLY. Depuis
cette époque, la demeure appartient toujours à la famille
de GRAILLY. Le petit-fils d'Henri et d'Anne-Marie, Gaston, fait un
riche mariage
en épousant en 1851 Marie-Julie PIET de BEAUREPAIRE.
En 1870,
ils construisent les écuries actuelles et décident
de transformer et de moderniser Panloy. Ils rajoutent
une galerie derrière la maison. Pour cela, ils suppriment les toits
à la
Mansart, mettent des pots à feu sur
les toits actuels et des potiches sur les fenêtres. Jolie mode de
l'époque, ils rajoutent leurs armoiries sur le fronton de la maison.
Ils suppriment toutes les cheminées Louis XV pour les remplacer par
des cheminées d'époque en marbre noir. Enfin, ils remplacent les
tomettes de la galerie par du ciment qui était le matériau à la mode
de l'époque.
L'arbre généalogique de la famille de GRAILLY commence en 1120. D'origine
suisse, la famille, au service de la couronne d'Angleterre, s'est
forgé un grand destin en Aquitaine jusqu'en 1453, fin de la guerre
de Cent Ans. En 1381, Archambaud de GRAILLY épouse Isabelle de Foix,
cousine germaine et héritière de Gaston FOEBUS, Comte de Foix, mort
sans héritier. Isabelle désire garder son nom de FOIX. Les descendants
deviennent alors les GRAILLY-FOIX, puis les FOIX, créant une prestigieuse
lignée qui donna le jour à Anne de BRETAGNE d'une part en à Henri
IV, d'autre part. La famille actuelle descend de Roger, frère d'Archambaud,
branche cadette qui a gardé le nom. Le Marquis actuel est le 28ème
du nom.
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INTERIEURS
Entrée

Une
photo, située dans l'entrée, présente Panloy tel
qu'il
était avant 1770, avec ses toits à la Mansart.
On y trouve également une chaise à porteur Louis XV avec ses "bâtons
de chaise" qui n'a jamais été restaurée, ainsi que deux trompes de
calèche et une table à gibier d'époque Louis XIV en bois doré avec
son marbre noir.
Galerie de chasse
On peut y voir, posé sur une table à gibier Empire et surmonté
d'une glace Louis XV, un vase en cuivre qui est un rafraîchissoir
du XVIIIème siècle, dans
lequel
on mettait de la glace pour garder au frais les bouteilles d'eau
et de vin.
S'y trouve aussi "la" baignoire de Panloy, Louix XV en zinc, avec
ses pieds, ses boiseries Lous XV et ses roulettes en bois qui permettaient
de la déplacer de chambre en chambre. L'eau était chauffée
par un chauffe bain que l'on mettait dans l'eau lorsqu'il était bien chaud
(pour le faire chauffer, on y mettait de la braise ardente dont on
accélérait la combustion
par
le courant
d'air
créé
par des
bouchons
se trouvant de chaque côté).
La galerie de chasse contient 80 trophées des différents
animaux chassés dans les forêts environnantes de Poitiers,
par le Rallye Saint Hilaire. Cet équipage a été créé en
1863 par Gaston de GRAILLY, le fameux Marquis qui a transformé Panloy
et bétonné la galerie. Cet équipage sera démonté en
1914 à la
déclaraton de guerre.
Le
salon
Il est d'époque Louis XV, orné de tapisseries de
Beauvais du XVIIIème créées spécialement pour Panloy. Elles représentent
des scènes bucoliques très à la mode à l'époque.
Au-dessus des portes,
de jolis trumeaux représentent des scènes de chaque saison, illustrées
de personnages en tenue Louis XV.
On y admire également une très belle cheminée
Louis XV en marbre blanc en provenance de Carrare.
L'ensemble du mobilier est Louis XV.
La salle à manger

Elle est également d'époque Louis XV avec ses magnifiques boiseries
Louis XV.
Au-dessus des portes, des trumeaux représentent cette fois-ci les fruits
de chaque
saison. La table a été dressée avec les couverts armoiries
de la famille.
Les
armoiries qui figurent dans les assiettes sont les mêmes que celles qui
figurent
sur le fronton de la maison ; à gauche, celles des PIET de BEAUREPAIRE
(d'hermine
au lion de gueules) et à droite celles des GRAILLY (d'or à la croix
de sable,
chargée de cinq coquilles d'argent).
Un vaisselier d'époque Louix XIV se trouve à l'extrémité de
la table, un autre
est
d'époque
Louis XV de même que le buffet qui est remarquable par sa forme "arbalète" que
l'on trouve plus couramment sur les commodes. Un samovar en cuivre, d'origine
suédoise, servait à faire chauffer de l'eau.
LES EXTERIEURS
Le pigeonnier
Daté de 1620, le pigeonnier de Panloy est classé Monument Historique. Sur la
porte d'entrée, on peut voir inscrit la date ainsi que la signature "Pierre Hélie
Mason" signifiant probablement Pierre Hélie, le Maçon. Comme sur tous les pigeonniers,
on peut distinguer, aux deux tiers du bâtiment, la margelle en forme de "larmier"
qui fait le tour de l'édifice et servait à protéger les pigeons en empêchant
les rats, fouines et belettes de poursuivre leur ascension et de pénétrer à l'intérieur
par
les ouvertures supérieures.
Sur le toit, trois lucarnes de style Henri IV permettent l'aération et l'ensoleillement
de l'habitat. Au-dessus de la toiture conique recouverte de tuiles plates, s'élève
un lanternon en forme de casque à pointe. Sur chaque face, une entrée est aménagée
pour l'envol des pigeons. D'autres entrées de pigeons sont aménagées dans les
lucarnes ainsi qu'au niveau de la ceinture de protection.
A l'intérieur, le pigeonnier possède 2.500 boulins en terre cuite
et a conservé son échelle qui tournait autour de son axe pour pouvoir
aller chercher les oiseaux et les oeufs dans les nids pour s'en
nourrir.
Les écuries
Elles ont été construites en 1870, en même temps qu'eurent lieu les transformations
de Panloy, d'où leur architecture copiée sur celle du château avec une façade
à fronton et deux ailes sur les côtés.
A l'étage supérieur, la partie centrale
était le grenier à foin alors que de chaque côté se trouvent une dizaine de chambres
occupées par le personnel de l'époque à Panloy.
Au rez-de-chaussée, outre la
conciergerie et la sellerie, on trouve les écuries de part et d'autre de la partie
centrale. Elles comprennent chacune quatre stalles et un box.
L'ancienne buanderie
Cette buanderie, restée intacte, servait autrefois au blanchissage
du linge de maison. Deux fois par an, au printemps, on faisait
la "bujée", c'est-à-dire le
lessivage du linge.
Le fond des "bujours" était garni de sacs remplis de cendre
de bois et de tuiles. On y mettait ensuite les draps, les nappes et les chemises
pour y être blanchis.
La
chaudière chauffait l'eau et la solution que l'on obtenait avec
la cendre était versée sur le linge à l'aide d'un pot muni d'un
manche.
Cette eau bouillante appelée "lessi" sortait des "bujours"
par un orifice et retournait par une pente très douce dans le
bac de la chaudière pour y être réchauffée à nouveau et sans
arrêt. Il fallait arroser ce linge toute la journée.
Le lendemain,
il y avait le rinçage, soit au lavoir municipal, soit dans une
fontaine ou dans une rivière. Il fallait une au propre et courante.
Cette quantité impressionnante de linge était transportée à l'aide
d'une charrette à bras ou d'un véhicule à cheval. Le linge était
ensuite séché sur un buisson appelé "palisse" ou sur une prairie
fraîchement coupée.

RESTAURATION
En bon état, le château a malheureusement souffert de la tempête
de 1999 et la toiture, dans sa totalité, a été refaite
en 2.000.
OUVERTURE AU PUBLIC
visides
guidées de mai à la Toussaint (se renseigner sur les jours et horaires
d'ouverture)
chambres
aux château : Panloy vous propose trois chambres luxueuses
location
de salons pour réceptions
organisation
de concerts dans le salon de musique pouvant recevoir 80 personnes
promenades
en calèche tous les après-midi sauf le lundi en juillet en août
CONTACT
Château de Panloy
17350 Port d'Envaux
Tél : 05 46 91 73 23
Fax : 05 46 91 83 67
site
internet
E-mail
Les informations contenues dans ce reportage
ont été recueillies
auprès des propriétaires. |
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