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Déjà cité au
18ème siècle
comme l'une des demeures les plus richement meublées de
la province, le château de Parentignat est baptisé par
Henri Pourrat, célèbre
conteur et écrivain local, "le petit Versailles Auvergnat".
Totalement
épargné
par
la Révolution,
on y trouve encore une grande partie de son mobilier d'origine
ainsi qu'une superbe collection de tableaux du Grand Siècle.
Classé Monument
Historique depuis le 5 juin 1972, Parentignat était déjà inscrit à l'inventaire
supplémentaire depuis le 13 avril
1959 (à l'exclusion du portail d'honneur, des deux pavillons
et de la balustrade reconstruite au 19ème siècle).
La cour d'honneur a conservé l'aspect
qu'elle avait au 18ème siècle.
HISTORIQUE
A l'origine, le château était habité par
la famille de SOMMIEVRES. C'était alors une maison forte, simple quadrilatère
flanqué aux
angles de quatre tours. Maximilien
de
SOMMIEVRES
est
décédé fin
17ème/début
18ème.
Ses descendantes (4 nièces) ne s'entendant pas, la maison
reconstruite en 1682 suite à un incendie,
étant à nouveau abandonnée et délabrée, de
même
que
le
moulin, fut mise en vente et achetée par Jean
Antoine de LASTIC, prieur de Bredon, le 23
octobre 1707, pour son neveu François II de LASTIC et sa nièce
Marie de la ROCHE AYMONT.
En quelques années, cette batisse fit place à un
insolite
château, au plan inspiré de Versailles, où l'arkose blonde
de Montpeyroux contraste avec les entourages de porte en
pierre de Volvic
et les toitures de petites tuiles rouges. Des travaux eurent lieu en 1779 pour
terminer la façade donnant
sur
le
parc
et
remanier la disposition intérieure.
François de LASTIC (décédé en 1970) épousa
Claude de SAINT GENIS (décédée en juin 1986). Ils adoptèrent
Georges de LASTIC (neveu de la branche Saint Jal) dans les années 60 pour leur
succéder
à
la
tête
de
Parentignat. Georges de LASTIC épousa Françoise GOUIN. Leur fils,
Anne-François
de LASTIC, est depuis le décès de
Georges de LASTIC
en janvier 1988,
le propriétaire actuel de Parentignat avec sa mère.
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ARCHITECTURE
La façade
Est qui donne sur le parc, longue de 56 mètres, a été construite
par la famille de LASTIC pour relier
l'ancien
château (partie Nord du château actuel) aux
bâtiments
côté Sud et qui formaient
les communs.
En
janvier 1822, un très gros incendie a ravagé la
quasi totalité des toitures du château (alors
entièrement couvert à la
Mansart) ; pour des raisons
de mise hors d'eau et de sécurité,
la famille de LASTIC, au lieu de restituer une toiture à la
Mansart, décida de relever le mur d'un niveau vertical,
d'y poser une
génoise et de faire un toit à deux
pentes en tuiles creuses lui donnant un aspect très méditerranéen
(les tuiles viennent de la région d'Auxerre).
En été,
des vases d'Anduze plantés d'agrumes
(orangers, citronniers, mandariniers...) sont rajoutés entre
les massifs de rosiers de la terrasse Est renforçant l'aspect
méditerranéen du château. Les armes de la famille
de MATAREL et celles de la famille de LASTIC y sont représentées
(Les de LASTIC étant apparentés à la famille de MATAREL par la
grand-mère d'Anne-François).
Les pierres, scellées
sur le fronton
qui
orne la façade Est sont restées en l'état, sans avoir été
sculptées
aux armoiries
de
la
famille
de LASTIC et de la
famille de la ROCHE AYMONT.
Par
contre, celles-ci ont été sculptées sur le fronton côté Ouest,
identique au fronton Est. Mais la pierre choisie étant une pierre trop
tendre
et
la
façade étant
exposée aux intempéries, aux vents et aux pluies dominantes, elle
s'est érodée
et il n'en reste plus que des vestiges.
Les
encadrements
de fenêtres sont constitués d'arkose blonde de Montpeyroux,
pierre locale, facile à aller chercher. Tous les murs, recouverts d'enduit,
sont construits avec des galets et des morceaux
de basalte récoltés autour du château.
On trouve dans le château actuel des éléments datant du
15ème
et du 16ème siècles (dont des encadrements de porte, par exemple),
les matériaux
les plus nobles de l'ancien château ayant été réemployés
pour reconstruire).
La façade donnant sur la cour d'honneur fait partie de l'ancien
château des SOMMIEVRES ; elle est flanquée d'une tour à chaque
extrémité dont
une est d'origine, l'autre ayant été construite par
la famille de LASTIC pour faire symétrie. La famille
de SOMMIEVRES habitait l'aile gauche qui a brûlé lors
de l'incendie de 1682.
INTERIEURS
Chaque génération n'a cessé d'enrichir l'exceptionnelle
collection d'objets d'art du château de Parentignat. La peinture, la sculpture,
le mobilier (des 17ème et 19ème siècles, classé Monument Historique par arrêté du
17 juillet 1962) et les
tapisseries
y
sont
représentés
par les
plus
grands artistes de leur temps, dont Nicolas de Largillierre, Alexandre-François
Desportes, Carl Van Loo, Hyacinthe Riguad, Elisabeth-Louise Vigée Le Brun,
Claude Lorrain, Antoine Coysevox, Pierre Pujet,...
Le vestibule d'entrée, tendu de "verdure d'Auvergne" (tapisserie
d'Aubusson) est meublé de chaises à porteur. Ses murs
sont recouverts de stuc rappelant le marbre. On peut y admirer un buste en marbre
blanc du Grand Condé par Coisevox. Ce buste appartenait aux collections
royales avant que Louis XV ne l'offre au Marquis de MARIGNY qui l'installa dans
le parc du château de Menars.
La salle à manger pavée de dalles de marbre
gris de Nonette dont les boiseries Louis XVI, peintes en blanc à l'orgine,
ont été décapées à la fin du 19ème siècle. Le mobilier est de style
Henri II.
Escalier d'Honneur : il fut construit en marbre de
Nonette lors des travaux de 1775 et vient d'être restauré.
On peut y admirer une scène de chasse de Nicolas DESPORTES,
ainsi que des panneaux de LESUEUR.
Grand salon Rouge : c'est la pièce la plus
riche du château, tendue de damas cramoisi, tandis qu'un
lampas cramoisi et blanc de goût Louis XIV
recouvre une série
de sièges Louis XV en bois redoré. On y trouve une
collection de peintures 17ème-18ème, regroupées
par Georges de LASTIC.
Le salon blanc a conservé son mobilier d'origine.
Bibliothèque : elle a été créée
par Jean de LASTIC (mort en 1940) et occupe l'emplacement de trois
pièces de l'ancien appartement de la comtesse de LASTIC
: la chambre, le boudoir et un petit oratoire détruits à la
fin du 19ème siècle. Des rayonnages en acajou, de
style Empire, accueillent environ 10 000 livres. La collection
est très éclectique (Livres sur les jardins, l'agriculture,
l'histoire des peuples, la géographie, l'astronomie, la
philosohie...).
C'est également Jean de LASTIC qui a mis en ordre les archives
de la famille
de LASTIC et écrit son histoire sur une période couvrant pratiquement
8
siècles. Les
trois volumes qui la composent sont
quasiment introuvables aujourd'hui.
Les deux chambres Louis XIV et Louis XV ont également été restaurées
par
Jean de LASTIC.
L'appartement du premier étage : il fut aménagé au
début des années 1780, ses deux grandes salles ayant servi, sous
Louis XVI, de salle de comédie et de salle de bal.
LE PARC
A
l'origine,
parc à la Française de facture très "provinciale",
il offrait, dans la perspective du château, un ensemble dessiné de
parterres probablement longés de buis avec des fleurs.
Le tout était encadré par une haie de charmes ; à l'emplacement
des gros chênes actuels, il y avait un grand bassin, fermant
toute la perspective. Le parc est maintenant aménagé à l'Anglaise.
En effet,
après la Révolution, les revenus
de la famille de LASTIC ayant diminué
(un grand nombre de fiefs qu'ils possédaient dans la région leur
ayant été ôtés),
il fut décidé de supprimer tout ce qui occasionnait
un entretien considérable. L'étang actuel fut creusé à cette
époque ; la terre récupérée a été plaquée
contre la terrasse du château ;
la balustrade qui se trouvait à l'emplacement des rosiers
a été supprimée
de même qu'un escalier à double révolution
qui permettait de descendre au niveau des jardins à la Française.
L'eau de l'étang n'est pas prisonnière. Prise sur
le béal qui alimentait autrefois le moulin
et la citerne, elle ressort à l'extrémité de
l'étang dans le
"Grand Canal" qui longe la route menant à Sauxillanges
et elle rejoint ensuite le cours de l'Eau Mère. A 2,5
kms du château, un barrage appartenant à la famille de LASTIC, à usage
exclusif de la propriété, alimente le béal.
Celui-ci fut édifié peu de temps après l'achat de Parentignat par
la famille de LASTIC et permettait
d'alimenter le moulin de façon continue et
sûre.
La superficie totale du parc est de 15 hectares (8 hectares de
grands prés et 2 hectares et demi de garenne classée
aux Monuments Historiques) mais la partie la plus léchée
fait environ 2 hectares, auxquels on peut ajouter la cour d'honneur
et les alignements de tilleuls, situés à l'extérieur
du château,
mais qui lui appartiennent. Ils ont été recréés
par Georges de LASTIC à la
fin des années 1970-début 1980, sur les bases d'un
plan de 1770, ces alignements montant, à l'époque, un
peu plus haut vers l'entrée du château.
Une fabrique,
datant de la deuxième moitié du 19ème, possède un
décor
intérieur extraordinaire, fait de graines de
cèdre, clouées les unes derrière les autres. Ce décor
a
motivé la
rénovation du bâtiment.
Le Trianon : ce bâtiment, construit en hauteur
par rapport au plan général du parc, a été refait
il y a douzaine d'années. A l'origine, c'était une
citerne d'environ 130 000 m3 d'eau, entièrement close, et
approvisonnée par un système de bélier (système à inertie)
qui prenait l'eau dans le béal situé en contrebas.
Un système de tuyauteries en terre cuite permettait d'arroser
le jardin à la Française, le potager
un peu au-delà et, en même
temps, de remplir les petits et les grands bassins qui se trouvaient
dans la perspective du château. Actuellement, le rez-de-chaussée
contient une cuisine, une salle à manger, des douches.
Les toits étaient
Louis XIII, datant probablement du 19ème siècle.
A la restauration de ce bâtiment, seuls les murs ont été conservés
et la réfection du crépis a permis de dégager
des traces de génoises
se trouvant sur le pignon de chacune des tours qui étaient
des pigeonniers. Le parti a donc été pris d'abandonner
la restauration des toits Louis XIII pour recréer ce qui
existait probablement au 18ème siècle, une exception
architecturale sur la région : un bâtiment à 4
tympans sur chaque tour en chapeau de gendarme.
Le moulin est
lié à l'histoire du
château sur
le plan économique car c'était l'un des seuls moulins
qui existait sur la région ; c'est pourquoi le premier
travail entrepris par la famille de LASTIC fut de rétablir
son fonctionnement. Ensuite, au moment de la Révolution,
il a fallu s'adapter un peu aux idées
de l'époque et les de LASTIC ont créé, à la
demande des révolutionnaires, un atelier de salpêtre.
Une dalle de ciment portant l'inscription "Loi et Constitution,
atelier de salpêtre' en est encore le témoin de nos
jours. A cette occasion, le général de LASTIC perdit
sa particule, et la fabrication du salpêtre pour servir la
cause révolutionnaire eut lieu dans ce moulin. Un incendie
l'a ravagé en 1986. Mr de LASTIC envisage de sauver ce qu'il
en reste dans les années à venir.
Parmi les éléments remarquables du parc, on peut
citer trois gros chênes
plantés
après
la Révolution et un tulipier de Virgine offert à la famille de
LASTIC
par l'Impératrice Joséphine.
RESTAURATION
Elles concernent les parties privées
et les parties ouvertes au public ; mais
ce sont essentiellement des mises en conformité
par rapport
aux normes actuelles (sécurité, incendie..).
Les anciennes écuries
ont été restaurées et transformées
en orangerie qui sert de salle de réception pour les mariages.
La toiture en a été refaite à la
fin des années 70.
La partie située à l'Est
de la toiture du château et celle des deux retours d'aile
ont été refaites
en 86/87 ; celle des tours, il y a une dizaine d'années
(elles étaient couvertes en ardoise). Les épis de faîtage
en zinc ont été conservés. Leur hauteur est
d'environ 1,80 mètres.
Il est prévu, dans les dix annés qui viennent, de
remplacer les toitures en ardoise
par de la tuile, afin d'harmoniser l'ensemble.
OUVERTURE AU PUBLIC
Le nombre de pièces ouvertes à la visite s'élargit
tous les ans au fur et à mesure des restaurations. On y
découvre la magnifique
enfilade de salons du rez-de-chaussée, la grande salle à manger,
la remarquable bibliothèque, l'escalier d'honneur, les salles
de bal et de comédie du premier étage et les chambres
d'apparat. L'orangerie peut être
louée
pour des réceptions.
CONTACT
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Château de Parentignat
63500 Parentignat
Pour les visites
Tél. 04 73 89 51 10
Pour les groupes, réceptions...
Tél. 04 73 89 33 00
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