CHATEAU DE TROISSEREUX
TROISSEREUX (Oise)



HISTORIQUE

Des outils préhistoriques, datant pour certains de plus de 300.000 ans, ont été trouvés sur le site de Troissereux ; l'homme y habite donc depuis cette époque. A l'époque romaine existaient des constructions puisque des poteries gallo-romaines ont été découvertes aux abords du château de Troissereux, de même que de la monnaie, notamment à l'effigie de l'Empereur Tibère. Un château y était déjà construit au 10ème siècle mais sa description n'a pas été retrouvée. On peut supposer qu'il était en bois avec un soubassement de pierre comme cela se faisait au temps de Charlemagne. Par contre, au Moyen-Age, il y avait un château dont existe une description sommaire permettant de se faire une idée de lachâteau vu des douvesconstruction d'alors : la cour actuelle était fermée par de grands murs, il y avait des tours d'angle. Un pont-levis existait à l'emplacement du pont actuel par lequel on accède au château aujourd'hui, celui-ci passant au dessus des douves. Ce château féodal fut ruiné par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. A l'époque toute la région était contrôlée par les Anglais. Le Roi de France avait même quitté Paris et s'était réfugié dans la Vallée de la Loire ; Jeanne d'Arc fut livrée aux Anglais à Compiègne, l'Evêque de Beauvais l'ayant condamnée à mort. A l'époque, le seigneur de Troissereux était à contrecourant puisqu'il avait choisi le parti du Roi de France. Les Anglais ont donc assiégé le château en employant une arme nouvelle : il fut abattu à coup de canon et les Anglais firent prisonnier Enguerran de SAINS, seigneur de Troissereux. Enguerran de SAINS portait ce prénom en l'honneur de son parrain et grand-oncle, Enguerran de MARIGNY, Premier Ministre de Philippe Le BEL dont il avait hérité de la fortune.

Le château actuel, en brique et pierre, est Renaissance.

extérieur chapelle

L'histoire du château est un peu à l'image de l'évolution de la France. Au 7ème siècle, le Seigneur de Troissereux était si puissant qu'il faillit devenir Roi de France. Il s'appelait Brunulf et avait comploté contre le Roi Dagobert. Au fur et à mesure que la France s'agrandit, le pouvoir des seigneurs de Troissereux va en diminuant ; au 13e siècle les seigneurs de Troissereux sont encore de sang royal et petit à petit Troissereux va devenir une seigneurie provinciale, surtout à partir du 16ème siècle. Au 18ème siècle ce n'est plus qu'une propriété de rapport.







Personnages marquants :

Parmi les personnes marquants de l'histoire du château, nous trouvons au 13ème siècle Jean de CHATEAUVILLAIN, arrière petit-fils de Louis VII, qui accompagna Saint Louis à la croisade ; c'était un très proche de Saint Louis puisque la tradition rappporte que le Roi lui avait donné la croix d'or qui pendait ordinairement à son cou et qui contenait un morceau de la vraie croix. Il a d'ailleurs été malheureusement fait prisonnier par les Sarrazins avec le Roi, les Sarrazins lui ayant crevé lesaile principale Renaissance côté douvesyeux pour le retenir prisonnier en attendant le paiement d'une énorme rançon. Il fit partie de ces trois cents chevaliers aveugles pour lesquels le Roi fit construire à Paris l'Hôpital des Quinze Vingt.

Un autre personnage, peut-être le plus extraordinaire de tous, au 15ème siècle, est Georges PALEOLOGUE, Prince Byzantin, descendant des Empereurs de Constantinople. Lorsque les Turcs prirent Constantinople en 1453, il se réfugia en France ; il fut très bien reçu par le Roi Charles VII car c'était un grand marin. Le Roi lui donna immédiatement le commandement d'une escadre ; Louis XI le fit Maître de la Nef du Roi, Gouverneur de Bordeaux, Chambellan, Comte de Falaise et surtout il eut comme femme l'héritière du Château, Marguerite de POIX. Voilà comment ce Prince Byzantin, grand marin, se retrouva seigneur de Troissereux au 15ème siècle. Sa vie fut un véritable roman : il fut l'ami de Christophe COLOMB dont le frère, Bartholomé COLOMB, a séjourné à Troissereux ; il a attaqué les navires de commerce vénitiens sur ordre de Louis XI et les Vénitiens ont tout essayé pour s'en débarasser ; ils ont même payé un tueur à gage pour venir l'assassiner à Troissereux. On connait le nom de ce tueur à gage, le montant de la prime ; le Doge de Venise lui avait donné la première moitié et il devait recevoir la deuxième après exécution du contrat. En fait, il est parti avec la première moitié et n'a jamais mis le contrat à exécution... Il existe beaucoup d'archives concernant Georges PALEOLOGUE qui sont aujourd'hui la propriété de la ville de Venise.



Autre personnage intéressant : au 18ème siècle, le Baron de CORBERON, frère cadet du Marquis de CORBERON qui était propriétaire du château. Le Baron de CORBERON a vécu à Troissereux et y a écrit ses Mémoires de 1785 à 1789, très intéressants, car il a été diplomate à la Cour de Russie au temps de Catherine II et s'est beaucoup intéressé à la Russie. Il a d'ailleurs élaboré avec l'Impératrice un Traité d'Amitié et de Commerce Franco-Russe, traité qui a été signé par Louis XVI. Deux volumes de ses Mémoires ont été publiés et sont devenus aujourd'hui un grand classique de l'histoire de la Russie.


canal et châteaublason de CORBERONEn 1786, Pierre de CORBERON, Président au Parlement de Paris, Seigneur de Troissereux prend sa retraite et donne le château à son fils aîné, le Marquis de CORBERON (dont on voit ci-contre les armoiries "d'azur à trois gerbes d'or"; la couronne qui se trouvait au-dessus a été martelée à la Révolution), Colonel aux gardes françaises. Celui-ci décide de moderniser le château comme le faisait chaque génération. Il fit ses travaux en 1791. Malheureusement en 1791 c'était bientôt la fin du règne de Louis XVI, la Révolution grondait et il n'en a pas profité longtemps. Deux ans plus tard, en 1793, la famille est arrêtée et l'année suivante, pendant la Terreur, le Marquis est condamné à mort et guillotiné ainsi que son fils qui avait 16 ans ; son père, ancien Président au Parlement de Paris que l'on est allé chercher dans sa retraite (il avait 77 ans) ; son beau-frère, Parlementaire mais également poète. Il était d'ailleurs Président d'une Académie de Poésie ; le Régisseur du Château qui s'appelait Claude-François COLLIER (et l'on ne parle pas des dames car le Marquis et son père étaient veufs).

La seule survivante Rosalie, l'aînée des enfants qui avait 17 ans a échappé à la guillotine grâce à la complicité d'un Républicain, ami de la famille qui s'appelait BABILLON. En fait, Rosalie avait été arrêtée avec tout le monde, emprisonnée à Chantilly et elle devait être conduite à Paris ; son sort était réglé d'avance. Mais il s'est posé un problème pratique à Chantilly : il y avait tant de prisonniers que l'on ne savait pas où les mettre et l'administration pénitentiaire cherchait des lieux où les recaser. Le Marquis put négocier que sa fille soit emprisonnée à Troissereux, et pendant que le reste de la famille était conduit à Paris et guillotiné, Rosalie est restée au château.

Après la Révolution, Napoléon arrive au pouvoir et vient un jour à Beauvais. De grandes fêtes sont organisées et pendant le bal du soir il demande qu'on lui présente Rosalie dont on lui avait signalé l'existence (Napoléon avait un gros souci avec ces anciennes familles qui lui étaient a priori hostiles, car il était le fils de la Révolution et en bon politique il a passé du temps à leur faire des faveurs pour les rallier à sa cause). Rosalie est donc présentée à Napoléon ; elle ne savait pas tour du Temps à l'angle des deux ailes Reniassancece qu'il fallait en penser ; de plus, elle arrivait dans un monde où elle ne connaissait plus personne car il y avait eu un grand bouleversement de la société pendant la Révolution. Il n'y avait que des personnes nouvelles. Napoléon, qui avait le sens de la mise en scène, était impressionnant : il était magnifiquement habillé, avait à son côté son épée avec le Régent, le diamant des Rois de France, qu'il avait modestement annexé pour l'occasion ; il était entouré de généraux galonnés d'or, plastronnant avec des décorations superbes, des dames plus brillantes les unes que les autres avec de grands chapeaux à plumes d'autruche, des bijoux magnifiques, des robes rebrodées d'or et d'argent. Deuxième étonnement pour Rosalie : elle est devant une société de parvenus qui étale son argent ; avant la Révolution ceci était considéré comme de très mauvais goût. Elle est paralysée devant ce monde là mais heureusement, aux côtés de Napoléon, il y a sa femme, Joséphine, qui est le contraire de son mari ; elle est assez chaleureuse et elle se sent de coeur avec Rosalie dont on lui a raconté l'histoire. Tout comme elle, elle a souffert de la Révolution ; en effet, son premier mari, Alexandre de BEAUHARNAIS a été guillotiné, elle même a risqué sa vie. Voyant l'embarras de Rosalie, elle lui annonce qu'elle est heureuse de la recevoir, étant elle-même descendante en ligne directe du Seigneur de Troissereux. En effet, Jean de l'ISLE MARIVAUX était l'aïeul direct de Joséphine. Il faut noter qu'il est aussi l'aïeul direct d'un grand nombre d'hommes célèbres et de la plupart des souverains actuels de l'Europe. Rosalie se sentant alors en confiance leur raconte ses malheurs. Mais Napoléon n'étant pas un homme à écouter de longs discours l'interrompt et lui dit "écoutez, j'ai compris, je m'occupe de vous tout de suite". Or, il y avait là un jeune officier de son état major, célibataire, qui avait 30 ans : LUCOTTE ; Napoléon l'appelle, fait les présentations et les fiance. quelque temps plus tard elle épousera ce LUCOTTE qui, d'ailleurs, va faire une très belle carrière puisqu'il deviendra Général de Division c'est-à-dire le sommet de la hiérarchie militaire et Comte de l'Empire. Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris.

En septembre 1827, Charles X séjournera au Château de Troissereux.

L'horloge médiévale :

Cette horloge médiévale (classée Monument Historique), l'une des plus anciennes du monde, est située dans une tour (qui est en fait une tour d'escalier) dédiée au Temps, chargée de symboles. L'ensemble est considéré comme unique en France. La girouette astrale comprenant le soleil d'un côté et la lune de l'autre est également très rare.

Le parc :

parc Le parc du château est un parc français paysager ancien, un chef d'oeuvre de maîtrise des eaux. Le château étant construit au milieu des marais (le paludisme y était d'ailleurs présent au 16ème siècle), il existait à Troissereux un problème d'approvisionnement en eau potable, cette eau croupie étant dangereuse à boire. On creusa assez loin du château un grand bassin pour recevoir les eaux de pluie et les eaux de la nappe phréatique. Cette eau, conduite vers le château par uin canal de 320 mètres de long, se purifie au fur et à mesure. Lorsqu'elle arrive au château elle est parfaitement pure. Il suffit alors de brancher un tuyau en poterie, d'amener l'eau dans la cave et on a de l'eau potable au robinet. Ce système fonctionne depuis 450 ans. L'eau non utilisée fait le tour du château par les douves et va se déverser à l'angle sud-ouest des douves pour rejoindre le Thérain par un canal qui fait plus de 500 m de long et qui alimente des moulins. Une analyse de cette eau a été effectuée il y a quelques années par un bureau officiel ; non seulement elle est très pure, mais elle a même la valeur d'une eau minérale. Ceci étant, le Conseil Régional a pris comme modèle, pour une affiche de l'environnement, le parc du château de Troissereux.

Les plans d'eau recèlent de nombreuses espèces de poissons, notamment certaines variétés qui sont en voie de disparition du fait de la pollution : des perches rayées, des perches grises, des tanches, des brochets et des mollusques également. De nombreux volatiles sont en liberté dans le parc : oies de Guinée, bernaches, martins pêcheurs, hérons. L'une des plus grandes colonies de grands murins (chauve-souris) de la région se trouve dans les greniers du château. Elles sont régulièrement comptées par des personnes qualifiées venant d'Amiens pour voir l'évolution de la colonie.


Le grand canal avec à l'extrémité, l'hexagone qui recueille les eaux et les conduit vers le Château par le grand canal.



Le parc compte également des arbres anciens : une collection de platanes classée par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris parmi les cent arbres les plus remarquables de France. On y trouve des platanes d'Orient, un platane hybride, des platanes d'Occident et des platanes à feuille d'érable. Le platane d'Orient, a été introduit en France au 16ème siècle. Ceux du parc de Troissereux avec leur pied en patte d'éléphant ont un âge estimé à plus de 400 ans, mais cette espèce pourait vivre 2500 ans ! Le platane hybride (à ne pas confondre avec platanus acerifolia parfois qualifié d'hybride ce qui est controversé) est une espèce extrêmement rare car il semble que l'on en connaisse deux exemplaires seulement en Europe. L'autre se trouve dans un parc anglais. Il serait issu du platane originel de l'Europe aujourd'hui disparu. Quant au platane d'Occident originaire d'Amérique il a été introduit au 17ème siècle en France et largement utilisé au dix-huitième siècle pour border les promenades urbaines et les routes royales.

Le parc a une superficie de 12 hectares sur une superficie initiale de 70 hectares. Pendant la tempête de 1999 une partie de la toiture a été découverte, plus de 1.000 arbres ont été détruits, endommageant les clôtures et les volières sur lesquelles ils sont tombés.


 
Dans le parc, on peut admirer deux grands vases en pierre de 4 mètres de haut
et d'un poids approximatif de 7 tonnes.




ACQUISITION ET TRAVAUX DE RESTAURATION

La famille de monsieur TRANIÉ est en grande partie originaire de Beauvais. Son 5ème grand-père avait acquis, à côté de Beauvais, le château de l'Italienne qui n'existe plus aujourd'hui ayant été acheté par des américains, puis démonté pierre par pierre pour être reconstruit aux USA. Ce 5ème grand-père très ingénieux avait construit dans le parc du château une fabrique de céramique car les argiles de la région sont très bonnes pour les céramiques et celles de l'italienne sont réputées aujourd'hui auprès des collectionneurs de céramique du Beauvaisis.



parc

Parmi les descendants (c'est une branche colatérale dont monsieur TRANIÉ ne descend pas directement) il s'est trouvé que par mariage une partie de cette famille a possédé le domaine de Troissereux, par suite de partages, jusqu'en 1935. Le château fut ensuite loué à plusieurs collectivités, des colonies de vacances, des écoles de rattrapage ; en dernier lieu c'était un lycée agricole d'Etat. Le lycée d'Etat étant parti, le château s'est trouvé vacant et compte tenu des attaches de monsieur et madame TRANIÉ dans le pays, ils ont racheté le château avec deux de leurs enfants et sont organisés en SCI.





A l'achat du château il y a 20 ans, Monsieur et Madame TRANIÉ ont d'abord fait des travaux intérieurs pour rendre le château habitable, travaux qui ne se voient pas mais qui ont coûté une fortune : l'intérieur était dans un état épouvantable, les boiseries étaient à moitié découpées, il y avait des trous dans les planchers,parc et canal des tuyaux énormes contre l'incendie traversaient les pièces, le grand salon avait été transformé en salle de gymnastique. Il a fallu refaire toute l'installation de chauffage central (56 radiateurs avec des thermostats individuels), de même que toute l'électricité. Puis, les boiseries, les planchers, les cheminées. Quand ils ont pu habiter le château, ils ont dû s'attaquer à la construction elle-même. Ils ont commencé par tout ce qui faisait la sécurité. Le deuxième battant de la grille d'entrée a dû être refait. Il a fallu accéder aux cours car elles étaient couvertes de cabanes pour les lapins... 30 camions de gravats de ces cabanes en planches ont été retirés. Il a fallu enlever le macadam qui servait de terrain de basket. On ne voyait même pas les plans d'eau qui étaient remplis de roseaux. Il ont été ôtés un par un. Les toitures avaient eu un entretien très sommaire mais n'avaient pas été refaites depuis cent ans. Monsieur et madame TRANIÉ ont donc commencé à faire les toitures.


Fonctionnement administratif du château :

Au départ, le château de Troissereux a reçu beaucoup de visiteurs étrangers (anglais, américains, japonais, allemands, hollandais). En effet, pour se faire connaître, monsieur Tranié a fait du démarchage auprès des tours opérateurs étrangers ; il est allé lui-même exposer dans des salons étrangers (notamment à Cologne). Des cars de touristes ont alors commencé à venir au château et, grâce au bouche à oreille, sont venus de partout. Petit à petit, quelques Français sont venus à Troissereux, en particulier des Parisiens. Maintenant ce sont surtout les Français qui visitent le château : 45 % de la région parisienne, 15 % environ du Nord de la France, et le reste des autres régions de France.

La société civile immobilière, propriétaire du château, perçoit les entrées du château et du parc. Les fonds recueillis sont entièrement affectés aux travaux de restauration et d'entretien.

L'Association des Amis du château de Troissereux : le produit de la vente des billets pour la visite de l'Horloge ne va pas au château mais à cette association. Celle-ci a pour objet de contribuer à la mise en valeur et à la restauration du monument. Elle apporte son soutien et elle peut recevoir des dons.

Indépendamment de cette Association des Amis du château qui est une association de sauvegarde, une autre association existe qui s'occupe de l'animation du monument. Celle-ci s'appelle le Cercle TRISTAN (abréviation créée par de jeunes étudiants à l'époque, dont la fille de monsieur et madame TRANIÉ était un des membres) "Table Ronde Internationale pour la Sauvegarde des Traditions des Arts et de la Nature". Le but de cette association était au départ d'organiser l'animation dans les monuments historiques de la région (concerts à la cathédrale de Beauvais, au théâtre de Beauvais...). Celles-ci ayant été reprises par les Pouvoirs Publics le cercle Tristan continue à animer le château de Troissereux. Parmi les manifestations, il y a eu plus de 50 concerts, des salons des métiers d'art...



Aile basse Renaissance

Aile principale Renaissance et Tour du Temps




LES INTERIEURS

Salle à manger appelée également Salon des Saisons à cause des corbeilles de fruits des quatre saisons sculptées au-dessus des portes. Ces décors ont été faits en 1791 par Charles ERARD. C'est le style néo-classique de la fin du 18ème siècle.

Bibliothèque théâtre : un recoin de la bibliothèque servait de scène ; on y donnait de nombreux concerts avec les derniers succès de Johann Strauss, Messager, Offenbach, Adam... On se faisait faire de beaux costumes de théâtre par les bons costumiers de Paris et on se distrayait comme cela les soirs d'hiver. Dans cette pièce il y a environ 5.000 volumes depuis le 16ème siècle jusqu'à nos jours, dont des livres de provenance royale et les archives royales depuis le 15ème siècle.

Le boudoir où le Marquis de CORBERON a écrit ses Mémoires. Au-dessus des portes on reconnaît la gerbe de blé, d'après les armes des Marquis de CORBERON, traitée ici dans le style Louis XVI surmontée d'une guirlande et d'un noeud de rubans. La cheminée en marbre est considérée comme l'un des plus fins modèles de l'époque Louis XVI.

Le salon : au-dessus des portes on reconnaît la gerbe de blé, d'après les armes des Marquis de CORBERON, traitée ici dans le style Louis XVI surmontée d'une guirlande et d'un noeud de rubans. La cheminée en marbre est considérée comme l'un des plus fins modèles de l'époque Louis XVI.




VISITES

Le château est classé Monument Historique ; il est ouvert au public toute l'année de 14 heures à 17 heures, à l'exception du 25 décembre et du premier dimanche d'avril.

Systématiquement, une manifestation est organisée tous les 3ème week-ends de mai, lors des journées du Lys de France et de la Rose de Picardie sur laquelle le château de Troissereux est situé. Tout le long de la route, chaque site organise une manifestation.

Innovation de la saison 2006 : la création d'une ligne de parfum solide mise en vente à la boutique du château. A la mode dans les années 1920 et tombé en désuétude depuis, ce petit morceau de pâte blanche d'environ 4 cm de diamètre est joliment fixé sur une cartonnette ornée de la photo d'une jeune fille, aïeule de monsieur Tranié et de la girouette astrale du château, symbole de Troissereux. Deux parfums au choix : Mademoiselle de Troissereux n° 1, concrète de parfum poudre d'or et Mademoiselle de Troissereux n° 2-3, concrète de parfum fleurs poudrées.

Du 2 avril au 11 novembre 2007, exposition d'objets russes et franco-russes, incluse dans la visite du château, tous les jours de 14 h à 17 h. On peut y voir des objets aussi divers qu'argenterie et porcelaines russes, costumes, jouets, portraits du couple impérial en soie tissée à Moscou, gravures, assiettes, livres d'enfants,...

Joséphine, Impératrice des Français


CONTACT

Monsieur et Madame Pierre TRANIÉ - 1 rue du Château - 60112 Troissereux
Tél : 03 44 79 00 00 - Fax : 03 44 79 00 86
site internet

Les informations contenues dans ce reportage ont été recueillies auprès des propriétaires.


Plan de situation :