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L'héraldique étudie les armoiries
qui sont les emblèmes de communautés ou de familles.
Celles-ci sont apparues au XIIe siècle pour figurer sur les
boucliers des combattants, afin de distinguer ceux-ci lors des combats,
et ont été soumises à des règles, toujours
valables et pratiquement inchangées depuis qu'elles ont été
formulées et consignées avec précision par
des spécialistes de profession : les hérauts d'armes
. A partir du XIIIe siècle, l'emploi des armoiries
s'est étendu aux femmes, aux ecclésiastiques et aux
bourgeois, puis aux communautés civiles et religieuses. A
la fin du XVIIème siècle, Louis XIV instaura un impôt
rendant obligatoire l'enregistrement de toutes les armoiries. Grâce
à cela, on sait qu'il a existé plus de 100 000 armoiries.
En 1790 la Révolution Française sonnera le glas des
armoiries, mais pour un temps seulement. Utile pour l'historien
et l'archéologue dans la mesure où elle permet de
dater tout objet ou tout monument orné d'un blason
,
ou d'en connaître l'appartenance, l'héraldique forme
elle-même un art par l'extrême richesse de son écriture
et de sa symbolique.
REGLES
CONCERNANT LA CONCEPTION DES ARMOIRIES
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Les règles développées par les hérauts
sont basées sur les usages de la guerre médiévale.
A la guerre ou au tournoi, chacun devait être identifié
le plus vite possible et sans erreur.
De cette nécessité découle : (1) la règle
fondamentale dite de la contrariété des émaux,
selon laquelle on ne peut mettre métal sur métal, ni
couleur sur couleur, ni émail sur émail, ni fourrure
sur fourrure. On ne met pas non plus de l'or sur de l'argent ni de
l'argent sur de l'or ; on ne met pas de l'hermine sur du vair. Dans
tout écu, il y aura dès lors une part appréciable
d'or ou d'argent. De plus, la nécessité d'être
reconnu à distance sera également prise en considération
pour déterminer le format et l'aspect plus ou moins simplifié
des insignes. Des conditions formelles devront donc être respectées
pour que ces insignes puissent convenir comme blason . (2) qu'un blason
doit être conçu pour pouvoir être représenté
sur des pièces d'armure, en particulier sur un bouclier. (3)
que les armoiries représentent une personne ou un groupe de
personnes comme si celles-ci étaient effectivement présentes,
même après leur mort. Pour cette raison, les armoiries
ont été fréquemment employées dans les
sceaux et cachets, sans que l'on puisse pour autant les confondre
avec ceux-ci dont la finalité est toute différente.
LES ARMORIAUX
C'est dans les armoriaux du Moyen-Age (XIIIe, XIVe et XVe siècles)
que l'on retrouvera les meilleurs modèles. Par armoriaux,
on peut entendre différents types d'ouvrages de base, et
en premier lieu les recueils d'armoiries peintes sur des rouleaux
de parchemin ou dans des livres reliés. Les hérauts,
dont l'armorial constituait l'outil de travail journalier, arrivaient
à connaître les armoiries réellement portées
parce qu'ils étaient les organisateurs des tournois et autres
réunions chevaleresques importantes, dont ils établissaient
les compte-rendus. Deux façons de classer les blasons : d'après
le nom de ceux qui les portent ou selon leur contenu. Enfin, il
faut également considérer comme sources armoriales
bien des sculptures et des peintures murales, sans oublier de tenir
compte de l'ameublement, ainsi que des tapisseries et tapis ; leur
valeur en tant que source est au moins comparable aux armoiries
peintes sur papier ou parchemin.
EMAIL DES BLASONS
L'émail regroupe les couleurs et les métaux des blasons.
Les anciens hérauts désignaient également les
émaux du nom des planètes et de pierres précieuses.
Les hachures inventées à la fin du XVIème siècle
pour distinguer les émaux ont été fixées
à partir de 1638. Actuellement, des hachures conventionnelles
remplacent les couleurs des blasons dans les représentations
en noir et blanc. Pour obtenir la dénomination des différents
écus, posez le pointeur de la souris sur les images.
* En véritable héraldique, on ne tient pas compte de
la texture de l'étoffe où apparaissent les armoiries.
Cependant, dans certaines compositions moins luxueuses quant à
la texture de l'étoffe où apparaissent les armoiries,
le fond uni est parfois décoré d'une sorte de damassé
appelé "diapré". Mais il est illusoire de
penser que l'on peut, à partir d'un diapré, retrouver
l'émail du blason.
Il ne faut pas confondre diaprés et fourrures, très
strictement réglementées, qui sont l'hermine et le
vair. L'hermine et le vair sont la combinaison de deux couleurs
avec des formes stylisées, rappelant les combattants médiévaux
dont les boucliers étaient recouverts de fourrure.
L'hermine est représentée dans le blason par un champ
d'argent semé de mouchetures de sable. Elle est blanche et
noire. Lorsque les couleurs sont inversées on dit "contre
hermine". C'est normalement une fourrure rare et chère.
Le vair est représenté par des points blancs et bleus
alternés sur des petites cloches polygonales. Quand les clochettes
sont disposées sommet contre sommet on dit "contre vair".
Le vair est la fourrure du petit gris qui servait au Moyen Age à
doubler les vêtements.
LES FIGURES OU MEUBLES
Ce sont tous les sujets qui ornent le blason. Parmi ceux-ci on peut
citer : la croix, le lion, les animaux fabuleux, les quadrupèdes,
les figures humaines, l'aigle, la gent ailée et les reptiles,
la fleur de lis et la rose, les végétaux, les figures
artificielles, les figures célestes.
LES PARTITIONS
Ce sont les traits qui partagent l'écu ; ils peuvent être
verticaux, horizontaux ou diagonaux et pas nécessairement en
ligne droite. La fantaisie qui préside aux variations et aux
combinaisons des traits de partition de l'écu ne connaît
d'autre limite que la règle de contrariété des
émaux.
LES PIECES HONORABLES
On appelle ainsi une figure qui peut recouvrir le tiers de l'écu.
Exemples :
TESTEZ VOS CONNAISSANCES EN HERALDIQUE
Pour découvrir la solution, posez le pointeur de la souris
sur le blason.
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